jeanne d arc thonno stop gaspillage 002 A Thonon, l'école Jeanne d'Arc a réussi à mobiliser les enfants autour de la chasse au gaspillage dans sa cantine. Les clés de réussite : une nouvelle organisation du restaurant qui pousse les enfants à l'autonomie et une bonne communication.

 

« A la maison aussi je dois finir mon assiette, c'est normal ». Pour Lucie, comme ses camarades de l'école primaire Jeanne d'Arc, la lutte contre le gaspillage alimentaire est adoptée. Au menu ce jour-là, émincé de poulet, riz et salsifis. Et bien que ce ne soit pas forcément des mets plébiscités par les enfants, les assiettes sont vides. Au mur, un tableau affiche la performance de la veille : 12, 50g de déchets-seulement-par plateau, alors que le gaspillage en restauration scolaire représente généralement 30 à 40% du repas.

 

Une réduction du gaspillage exemplaire

Comment l'institution a-t-elle réussi à mettre les déchets à la diète ? L'établissement de Thonon a profité de la refonte de son restaurant scolaire il y a deux ans pour repenser son self. Principale mutation : le restaurant est désormais éclaté autour de différents îlots où l'autonomie est la règle. Les 400 usagers quotidiens de la cantine se servent ainsi à volonté en entrée froide et accompagnement. Résultat : « les enfants régulent eux-mêmes leur quantité », se réjouit le chef d'établissement, Céline Delamotte. Et cette autorégulation s'est traduite par une consommation exponentielle de crudité (dopée par la composition libre de son assiette) et, surtout, une économie de plus de deux tonnes de marchandises chaque semestre.

 

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« Ce sont les consciences que l'on éveille »

« Au-delà de ces bons résultats, ce sont les consciences que l'on éveille au niveau des enfants » confie le chef d'établissement qui constate : « ce sont les plus petits qui font le plus attention. Les lycéens ont déjà eux de trop de mauvaises habitudes. Le travail doit se faire en amont. » « Cette chasse au déchet produit d'autres effets bénéfiques, c'est moins d'eau, moins d'électricité, moins de sacs-poubelles », relève Pascal André, responsable de restaurant pour le prestataire 1001 repas. « Et si tout le monde faisait cet effort, au final, il y aurait moins de production intensive et de meilleures conditions d'élevage ».

 

 

Virginie Borlet
Le Dauphiné Libéré
11 février 2016

 

 

En chiffres

 

  • Entre le 1er septembre et le 30 novembre, 297 kg de déchets ont été collectés sur 17 109 passages à l'école Jeanne d'Arc. Cela représente en moyenne 17,4 g par plateau.
  • Dérisoire par rapport à la moyenne nationale qui s'élève à 160 g par plateau.

 

 

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C’est vrai qu’elle est un peu rétro, mais elle trouve que cette tendance de plus en plus répandue de vouloir nommer son enfant de façon très originale, d’utiliser le prénom pour en faire un être unique, risque de prêter le flanc aux moqueries, et surtout ôte au prénom tout son sens.

Pour elle, un prénom, c’est important. Il s’inscrit dans une culture, évoque une figure tutélaire, dit, par son étymologie, quelque chose de beau, et, par ce biais, fait entrer l’enfant dans la communauté des hommes et l’inscrit dans une longue lignée. Il se cherche aux sources de l’intime, pas dans une lecture récente, ou parmi les personnages d’une série télé. Choisir un prénom, ce n’est pas non plus le joyeux exercice de la fabrication d’un mot inédit.

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