valodocco nice chantier 001 Comment intervenir quand un jeune ne vient pas à l’activité prévue ? C’est la question que s’est posée Ismaël, éducateur technique des chantiers au sein du Valdocco Nice. Fin juillet, il reste quelques jeunes qui se réunissent tous les matins. Ils vont repeindre les murs d’un Centre d’Animation pour financer un projet de sortie. Repeindre les murs, ce n’est pas très « excitant », on excuserait bien l’absence du jeune... Témoignage d’Ismaël.

 

« 9h45 : José (16 ans) n’était toujours pas là. Je n’avais donné rendez-vous qu’à 9h30, pour ne pas faire trop tôt... Mais je savais également que l’activité proposée n’était pas des plus attractives pour ces jeunes.

valodocco nice chantier 002 Activité chantier: Décaper des murs, poncer des portes, peindre des plinthes au ras du sol, ou encore nettoyer des traces non désirées.

Que faire ? : Alors j’hésitais. Allais-je sonner chez lui, oui ou non? Son absence ne signait-elle pas sa non-adhésion? Pourtant, la veille, il m’avait assuré, oserais-je promis, d’être là au rendez-vous... Était-ce lui rendre service d’aller le chercher (probablement le réveiller et le lever) dans son repaire ? Était-ce l’aider de le porter ainsi tel un enfant encore peu autonome ? D’un autre côté, était-ce vraiment le soutenir, lui et sa parole, de le laisser une nouvelle fois ne pas être au rendez-vous ? Sa mobilisation sur le projet n’avait-elle pas besoin de sentir la mobilisation des adultes à son égard ? 

J’hésitais... Finalement, j’ai décidé d’aller frapper à sa porte. Sa mère m’a ouvert. Elle était surprise de me voir là. Cependant, je n’ai pas eu besoin de fournir d’amples explications/ très vite, elle est partie réveiller son fils. Cinq minutes plus tard, je vis José s’empresser de rejoindre notre minibus... pour venir au chantier. Il tenait donc parole. Il est arrivé essoufflé, mais avec le sourire. Son pote et moi l’avons chaleureusement salué, contents de le voir enfin arriver. 

" Ça fait plaisir d’être appelé comme ça le matin ! " Durant le trajet, je me suis interrogé de savoir si j’avais bien fait... Et la réponse m’est arrivée de manière inattendue, durant la matinée, entre deux pinceaux.

José nous a dit : « Ça fait plaisir d’être appelé comme ça le matin ! ».

Au fond, j’aurais pu lire son absence du matin comme un refus de l’invitation à venir sur le chantier. Mais sa remarque m’a permis de (re)prendre conscience que pour rester vraie, une invitation devait parfois être adressée avec force, désir et persévérance. Ce matin-là, la remarque de José me l’avait clairement révélé.

 

Ismaël,
directeur technique des chantiers
au Valdocco
30 août 2016


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