don bosco marseille tailze 2016 001 « Monsieur, que ferez-vous pendant les vacances ? », me lance une élève en sortant de cours. « Je partirai avec les élèves à Taizé pour aller à la rencontre de tous : des Ch’tis, des Alsaciens, et des Allemands, des Suédois, et prier ! » ai-je répondu. L’élève a ajouté : « Priez pour que je m'en sorte, priez pour que mieux je me porte. » « Ça sera fait. » Voici les tribulations d'un Animateur en Pastorale Scolaire du Lycée Don Bosco Marseille à Taizé avec ses jeunes.

 

Le rendez-vous était donné à 4h45, Place Castellane. Comment faire quand, très tôt le matin, il n’y pas de transport en commun ? Il faut s’organiser. Nous faisons du ramassage scolaire.

don bosco marseille tailze 2016 002 A Taizé, un frère nous fait les introductions bibliques : « Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez. Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous... » et ajoute : « Toute manifestation du Royaume est liée à une forme de pauvreté acceptée. Jésus a voulu envoyer ses disciples dans des situations qui les dépassaient pour qu’ils aillent les mains nus, ouverts au souffle de l’Esprit. C’est alors que quelque chose du Royaume peut se manifester, lorsque des hommes et des femmes acceptent de prendre des risques pour le Christ. Mais au départ, comme toujours, il n’y avait que quelques-uns pour y croire... »

Raphael Janiec
Animateur en Pastorale Scolaire
Lycée Don Bosco Marseille

 

 Raphaël

« Si quelqu’un me demande ce qui m’a marqué le plus à Taizé, je n’ai qu’une seule réponse : la prière ! J’ai aimé aussi les rencontres avec les gens. Je suis allé à la chasse d’une gadji mais un peu, très doucement. Ce que je retiens de ce séjour, c’est la prière, très peu de nourriture, le froid et l’esprit de solidarité entre les gens. Ceux que je regrette, c’est la qualité de la nourriture. Je dis à ceux qui ne sont pas venus que c’était magnifique et une rencontre unique. »

Joao 

« Pour moi, Taizé c’est une expérience à vivre et à revivre. Je ne suis pas un homme solitaire. Je suis allé à Taizé pour voir des gens mais je ne suis pas allé non plus pour chercher une gadji. Ce que j’ai retenu de cette rencontre que ça a été trop bien. Quand on voit tous les problèmes qui se posent, on aurait envie de partir en courant et de se dire que tout est sans espoir. Mais quand j’ai rencontré des jeunes qui m’ont dit tout ce qui se fait chez eux de bien et que je ne savais même pas que cela existait, alors je me suis dit que ce n’est peut-être pas fini et que je suis d’accord pour relever les manches et m’engager à mon tour ! »


Mot du jour

« En amour, écrit la romancière Zeruya Shalev, on cherche la plénitude, on croit qu’on aura atteint le comble de l’amour quand on ne sentira plus aucun vide. Quel paradoxe que ce besoin d’être plein… d’autant plus que nous sommes justement attirés par celui qui va nous affamer et non par celui qui va nous rassasier… »

Le véritable amour est celui qui donne faim. Plus on aime quelqu’un, plus on a faim de lui offrir de l’amour, et plus on a faim d’offrir de l’amour à d’autres. Voilà pourquoi l’amour entre époux est sacrement : il nous donne de faire l’expérience spirituelle de l’amour de Dieu. Aimer Dieu, c’est creuser sa faim, tandis que Dieu nous aime en creusant davantage notre faim.

Donne-nous, Père, notre faim quotidienne. « Seigneur, j’ai faim mais augmente en moi la faim ! »

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre

Multimédia

Le train de la mémoire : Vers Auschwitz
Le projet
Voir l'article

Mission à Tournai : Interview du directeur

Voir l'article

Campobosco : une invitation execptionnalle,
un film réalisé par les jeunes...
campobosco.fr

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...