Benoit Goffin Benoit Goffin est directeur du collège Don Bosco de Woluwe Saint Lambert à Bruxelles. 1030 élèves entre 12 et 19 ans y sont scolarisés. Benoit Goffin connait bien la spécificité des systèmes d’enseignement français et belge. Il livre son témoignage.

 

Don Bosco Aujourd'hui : Quelle est la spécificité de l’enseignement libre en Belgique francophone ?

Benoit Goffin : Dans l’enseignement francophone belge, il y a l’enseignement laïc et l’enseignement religieux. Mais ce n’est pas comme en France, les conditions d’accès sont différentes : ici les parents peuvent inscrire leurs enfants comme ils le souhaitent sans qu’il y ait d’apport financier supplémentaire. Inscrire son enfant dans l’enseignement libre, est un choix philosophique des parents.
La différence au niveau des élèves est claire. Tout élève qui s’inscrit dans l’enseignement libre a 2h d’enseignement religieux dans son programme, tandis qu’un élève inscrit dans l’enseignement officiel doit faire le choix entre un cours de moral et un cours de religion au choix. Ou plutôt : ce qu’on appelait. Car depuis la rentrée, une des deux heures de religion ou de morale est devenue une heure de philosophie et de citoyenneté. Cette heure de citoyenneté a été appelée « cours de rien ». Ce qui a beaucoup fait rire.

« Ce qui fait la force de nos maisons, c’est le climat de travail. »

D.B.A. : Comment les professeurs de religion sont-ils recrutés ? Formés ?

Benoit Goffin 2 B.G. : Le cours de religion est dispensé par un formateur formé soit par une faculté de théologie soit par une haute école pastorale. Pour donner un cours de religion il faut obtenir le visa du chef de culte.

D.B.A. : Vous avez été enseignant en religion ?

B.G. : Pendant 20 ans, j’étais professeur de religion en rhétorique. Ce qui correspond à la classe de terminale chez vous en France. J’ai suivi en partie une formation d’histoire et en philosophie. J’ai rencontré Jacques Loew, à Fribourg. C’est une personnalité qui m’a fortement marqué. J’ai ensuite été Carme pendant un peu plus de trois ans.

D.B.A. : Comment avez-vous connu les salésiens ?

B.G. : J’ai enseigné dans un collège, de Charleroi. J’ai connu le père Viviers qui était directeur pendant 30 ans de la maison.

Ce qui fait la force de nos maisons, c’est le climat de travail. Quand je suis arrivé, je n’ai pas reconnu le charisme salésien tout de suite. Cela s’est fait lentement. C’est vraiment un travail de longue imprégnation qui respecte la personne et le parcours de chacun.

Quand on entre dans le réseau Don Bosco, on ne vous assomme pas avec de bonnes paroles autorisées. II y a un esprit de famille, une forme d’attention qui, petit à petit, se transmet. C’est ce qui interpelle le plus les nouveaux enseignants : cet esprit de famille. C’est ce que j’essaie de cultiver, maintenant. Aujourd’hui je ne fais que transmettre ce que j’ai reçu.

D.B.A. : Quels sont les mots-clés de Don Bosco qui vous tiennent le plus à cœur ?

B.G. : Parmi les mots clés de la pédagogie salésienne, le plus important à mes yeux, c’est la présence des uns aux autres.

D.B.A. : Et votre préoccupation ?

B.G. : Ce qui me frappe aujourd’hui c’est le grand désarroi des jeunes face à la question du sens. On leur donne de nombreuses possibilités de sens. Comment choisir ? Comment unifier ? Des écoles comme la nôtre, qui font appel à un fondateur, ont une spiritualité extraordinaire. Il faut absolument reformuler ce message pour les jeunes.


Mot du jour

« Que veux-tu que je fasses pour toi ? »

Dieu à l’écoute de mon désir profond, mon désir de vivre malgré les circonstances de la réalité complexe.

Il est proche de ceux qui l'invoquent, De tous ceux qui l'invoquent en vérité.

Il répond au désir de ceux qui le craignent ; Il écoute leur cri : il les sauve (Ps 145)

Le psaume le dit avec enthousiasme : dès que nous exprimons la moindre envie de vivre, au moment où notre volonté de vivant bourgeonne à nouveau, Dieu veut lui aussi y répondre, même si cela prend du temps dans notre existence humaine. Il ne rate jamais une occasion de satisfaire notre demande de vie, surtout quand c’est devenu pour nous une affaire de vie ou de mort.

Et si nous n’en voulons plus, parce que nous n’en pouvons plus …

Alors demandons-Lui de renaître à son désir à Lui.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent : Tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;

Tu ouvres ta main : Tu rassasies pour tout vivant, le plaisir, la volonté.

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Patrick Loyer, Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre Le systeme preventif p

Multimédia

6e Congrès de l’éducation salésienne
Ce qu'en disent les participants
Voir l'article

Défi citoyenneté :
lancement du label
Voir l'article

« Ils nous ont bluffés ! » Concours de
plaidoirie à l’Institut Lemonnier
Lire l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Famille Salésienne

    • Don Bosco et les rois de Piémont - Savoie

      don bosco et les rois 01 Don Bosco respectait et aimait ses souverains, tout en donnant son avis lors de certaines réformes qui s’en prenaient à la religion et au Pape. Deux rois ont été bienveillants à son égard et soutiens de ses œuvres : Charles-Albert et Victor-Emmanuel II. Qui était ces rois ?

      Lire la suite

    • Le nouveau Don Bosco Aujourd’hui : un dossier sur Don Bosco Action Sociale

      dba 995 couv Cette année ont eu lieu les premières assises du réseau Don Bosco Action Sociale. Un rendez-vous important où les cadres des associations qui constituent ce réseau ont pu exprimer leurs attentes et définir des pistes d’actions à venir. Pourquoi se fédérer ? Quels sont les enjeux ? Les acteurs de l’action sociale du réseau témoignent.

      Lire la suite

    • Monseigneur Luigi Fransoni et Don Bosco - Défenseurs de l’Eglise et du Pape

      Illustration 1862 gravure Mgr Luigi Fransoni archeveque de Turin Dès les débuts de l’Oratoire, Luigi Fransoni comprit l’importance de la mission de Don Bosco et il se fit le défenseur de l’œuvre de Don Bosco. Il la soutint de son autorité et de ses aides généreuses avec une affection paternelle.

      Lire la suite

    • Venue du P. Angel Artime, 10è successeur de Don Bosco, en février 2019 en France et Belgique-Sud

      SAVE THE DATE* !!! Le 10è successeur de Don Bosco, le Père Angel Artime, rendra visite à notre province salésienne France-Belgique Sud en février 2019. Il sera en région PACA le 21 février, à Lyon le 22 février, à Paris le 23 février et à Bruxelles le 24 février. Quelle joie de l'accueillir parmi nous ! Cela n'arrive pas tous les ans !!! Faisons de cette occasion une fête. Profitons de sa venue pour nous rassembler avec les jeunes en famille salésienne et en réseau Don Bosco. Certes, la date prévue n'est pas sans doute pas idéale, mais nous dépendons de son calendrier bien chargé... Soyons créatifs pour rendre chaque journée inoubliable et refléter fidèlement l'actualité du charisme de notre fondateur bien vivant en France et en Belgique Sud. (* Réservez la date !)

    • Couleurs Salésiennes : réunis par région autour de Don Bosco

      couleurs salesiennes 2018 04 C’est à Liège, en région lyonnaise - au château du Passage - (1er mai), Paris (22 mai) et Lille (30 mai), qu’ont eu lieu les journées régionales des Couleurs Salésiennes. L’objectif est de renforcer l’esprit de famille entre les différentes branches de la Famille salésienne et d’ouvrir les horizons. Une belle occasion d’inviter les proches, les parents d’élèves… Le pari a été réussi ! Découvrez les témoignages de participants.

      Lire la suite

    • Serdu ! Dessine-moi Don Bosco !

      Serge Duhayon Serge Duhayon est dessinateur de Presse. Il a collaboré à des revues spécialisées et signé des milliers de dessins pour des tas de bulletins d’associations locales. Ses sujets préférés ? Les jeunes. Depuis trente ans, Serdu prend le crayon pour les pages pédagogiques de Don Bosco Aujourd’hui. Qui se cache derrière ce crayon ?

      Lire la suite

  • Société

    • Valoriser l’éducation informelle… Comment ? Ou comment éduquer « l’air de rien »

      education informelle 01 Les interventions éducatives des adultes sont formalisées dans des programmes, mais il restera toujours des espaces et des moments qui donnent du jeu pour la spontanéité. On parle alors de pédagogie informelle ou non-formelle. Dans les écoles salésiennes on parle de pédagogie « du patio » ou « de la cour de récré ». Don Bosco y était très sensible. Qu’est ce qui caractérise cette pédagogie non formelle ? Comment y être attentif ?

      Lire la suite

    • Culture Jeunes. Happy Time ! Des rencontres vécues différemment

      culture jeunes rencontres 02 Voyage scolaire, sortie de classe, cours de récréation, self, tous ces lieux où les jeunes sont… et où la rencontre avec un adulte peut se faire. Mais quelle rencontre ? Rencontre institutionnelle ou spontanée ? Comment percevez-vous la présence de l’adulte ? Votre sentiment relève du domaine de l’indifférence ou du rejet ? Autant de questions auxquelles quatre jeunes journalistes collégiens à Notre Dame des Minimes ont bien voulu répondre. Voici quelques tranches de vie.

      Lire la suite

    • Une sélection de films pour l’été

      film ete 2018 Alors que nous commençons les vacances d’été, Don Bosco Aujourd’hui vous propose une sélection de films à voir après la plage, en famille. Voici quelques coups de cœur de la rédaction, proposés par Florent Leruste, salésien de Don Bosco.

      Lire la suite

    • Carnet d’exil, le voyage de Khairollah

      Khairollah Karl Joseph 1 Émus par le témoignage de Khairollah, jeune réfugié Afghan de 15 ans, une classe de Bac Pro en Aquaculture de l’ISETA de Poisy (établissement d'Annecy associé au réseau Don Bosco) a décidé de faire de son récit un livre. Leur but ? Toucher le lecteur avec cette histoire qu’ils ont partagée avec émotion.

      Lire la suite