bailleu citoyennete eleves ouest 006 Ils sont délégués, ils ont des idées, ils ont envie de prendre des responsabilités. Près de quarante jeunes venus du Nord de la France, issus du réseau des établissements scolaires de Bailleul, de St-Dizier et de Bruxelles se sont réunis dans l’établissement Saint-Marie de Bailleul pour échanger autour du projet Défi citoyenneté.

 

Dès le matin, on retrouve les ingrédients qui ont fait le succès des premières rencontres du Défi Citoyenneté autour de Jefferson. Ce maire de la République des Enfants de Bogota, venu en 2015, a laissé des traces dans le souvenir des jeunes de Bailleul. Pour Coralie, « c’est son énergie, sa motivation communicative ». Le Père Daniel Federspiel, provincial, présent à ce rassemblement, le rappelle : « Jefferson vous a invité à devenir des leaders positifs, à vous engager à prendre des responsabilités. »

Les jeunes participants viennent des classes de seconde ou 1ère année (CAP et bac PRO) de quatre établissements salésiens : l’ensemble scolaire Ste Marie de Bailleul, Notre Dame d’Annay de Lille, l’ESTIC de St DizierWoluwé saint-Pierre de Bruxelles. En tout, une quarantaine de jeunes, prêts à relever le défi citoyenneté auprès de leurs camarades et vis-à-vis d’eux-mêmes. Il ne suffit pas de vouloir être leader, il s’agit aussi de s’en croire capable. L’enjeu de cette journée régionale est de permettre à chacun, à travers les témoignages, les rencontres et les animations, de tracer à sa manière, avec sa personnalité, son chemin de citoyen au lycée.

« Nous n'avons pas de projet pour vous, nous avons des projets avec vous »

Le défi citoyenneté 

 L’équipe qui travaille depuis deux ans sur le Défi Citoyenneté en améliore, les outils, les animations, les compétences. Elle est composée de Mickael Taillepierre, le chargé de mission pour le Défi Citoyenneté ; Sr Anne Orcel et  le Père Xavier Ernst, délégués provinciaux à la pastorale ; et le Père Vincent Grodziski, délégué provincial à la communication.

Le Père Daniel rappelle les objectifs du Défi citoyenneté et la raison d’être de ce rassemblement : « Le Défi Citoyenneté implique un changement important, un changement dans la mentalité des élèves, des adultes. Il faut créer des espaces temps spécifiques, une communication, une dynamique d'ensemble. C'est pourquoi on appelle cela un défi, car ce n'est pas simple, ce n'est pas en cliquant des doigts que l'on rentre dans cette dynamique de responsabilisation. »

L’objectif de cette rencontre est triple :

  • Donner des repères sur Don Bosco et la prise de responsabilité des jeunes
  • Travailler sur la charte de classe
  • Donner des clés pour l’acquisition d’un leadership, l’animation de groupes.

Tous différents ! A chacun son leadership

La table ronde à Sainte-Marie de Bailleul a rassemblé des jeunes en responsabilité, très différente les unes des autres. Le leadership est singulier. C’est ce que la table ronde a illustré. Il y a Marion, élève à l’Estic, à Saint-Dizier : elle incarne le rôle de leader avec conviction. Véritable chef d’orchestre, elle prend de nombreuses responsabilités : représentante, porte-parole, confidente, manageur... : « Les élèves font confiance : vous avez de l'importance pour eux », s’adressant à l’ensemble des délégués. Il y a Coralie, de Sainte-Marie, portée par le souci du collectif : « Pour que chacun tienne son rôle, il faut s’organiser, communiquer. On saura qui a telle responsabilité. Jefferson m’a marquée quand il a dit de ne pas abandonner même quand on est en bas. » Et puis, Léa, de Notre Dame d’Annay, qui se réjouit de la création d’un CVL (Conseil de vie lycéenne) dans son lycée pour casser la frontière prof-élève : « On fait des projets pour lancer des actions menées à la fois par des élèves et des professeurs ». Il y a enfin, Nassim et Sala, deux élèves de Woluwé Saint-Pierre, venus témoigner de leur rôle particulier au sein du Conseil de Citoyenneté. Créateurs d’une charte de droits et de devoirs, ils portent sur leurs épaules, avec l’ensemble du Conseil, les règles du vivre ensemble au sein de l’établissement : pour eux, les problèmes de discipline, harcèlement, etc... peuvent être réglés par les élèves parce qu’ils sont beaucoup plus conscients de ce qui se passe dans la cours que les adultes.

bailleu citoyennete eleves ouest 004 Marion, de l’ESTIC à St-Dizier, partage ses responsabilitésbailleu citoyennete eleves ouest 005 Sala (Woluwé St Pierre) présente le projet « école citoyenne »

 

Développer des compétences chez les élèves

bailleu citoyennete eleves ouest 001 Après le témoignage des jeunes, place aux ateliers de formation. Il s’agit d’outiller les élèves pour qu’ils travaillent sur leur savoir-être. Pour développer un leadership, il faut se débarrasser de toutes les représentations que chacun peut avoir. « Lui, il veut faire son chef !... Pourquoi ce serait « mal » de « vouloir faire le chef » si c’est pour aider les autres à l’être eux-mêmes », rappelle Xavier Ernst, animateur d’un atelier. Cette idée, de devenir chef pour motiver les autres, s’est concrétisée durant cette journée autour de trois ateliers :

  • Une charte de classe : les enjeux et les contenus autour du projet « Ecole citoyenne », présentés par Christophe Lejeune de Woluwé Saint-Pierre,
  • Une animation autour du “vivre ensemble” : des jeux coopératifs animés par Xavier pour découvrir les différents styles de leadership
  • Des techniques d’animation et d’expression : des mises en scènes reprises de situations réelles animées par Marion.

Pendant ce travail des jeunes, le Père Federspiel animait l’atelier avec les adultes : Comment accompagner les jeunes sans faire les projets à leur place ?

« Il y a tant d'énergies et de bonnes choses dans les classes du primaire : des mises en responsabilité des élèves, des espaces « jeux-libres », des rôles attribués... Or, au collège, tout cela est mis de côté, supprimé. On demande aux enfants de rentrer dans un système. Ce que je regrette, c’est l'uniformité des propositions. Est-ce qu’on aurait les moyens de créer des espaces, de valoriser la singularité des propositions, d’envisager positivement les initiatives ? »

En fin de journée, les délégués se sont réunis par établissement pour réfléchir, avec les adultes accompagnateurs, aux pistes à venir. Le Défi Citoyenneté prend évidemment tout son sens au moment des élections. Et le Père Daniel de lancer aux jeunes : « La société de demain, ce n'est pas vous qui allez la faire, mais ce n'est pas sans vous qu’elle se fera. »

 


Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre Le systeme preventif p

Multimédia

Florian Boucansaud, ex-footballeur pro
C’est quoi le bonheur ?
Voir l'article

Mgr Cristobal Lopez, archévêque de Rabat,
Aux jeunes et aux parents
Voir l'article

P. Xavier de Verchère, salésien et scout
"Sur la jeunesse"
Lire l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Société

    • Un petit traité d’éducation à la paix : « La première fois que quelqu’un m’a souri »

      La premiere fois que quelqu un m a sourri couv La paix, n’est-ce qu’un joli mot, un concept noble, voire un idéal chimérique ? Absolument pas, écrit Jean-Marie Petitclerc, salesien de Don Bosco, dans un livre d’entretien qui vient d’être édité aux éditions des Scouts et Guides de France. La paix est « une tâche à effectuer », une construction de chaque jour. Voilà le rôle de l’éducateur : apprendre aux jeunes à bâtir un projet commun de paix dans toutes leurs actions et dans tous les domaines de leur vie.

      Lire la suite

    • Après la rentrée… mon fils n’a pas d’amis 

      question education amitie 01 « Quand notre fils n’a pas été invité à l’anniversaire où la majorité des enfants de la classe sont invités, on commence à s’inquiéter ». Que dire à l’enfant qui se sent exclu ? « Tu dois être gentil »... « tu devrais inviter untel mercredi et aller au cinéma ». « Il faut, tu dois... » Cela va mal avec l’amitié. Car il faudrait en avoir envie. Mais comment donner du désir ? « Vas-y ! Dépasse un peu ta timidité ». Ce n'est pas évident non plus : « Je ne vois pas l’intérêt. Je préfère rester avec vous. »

      Lire la suite

    • Question d'éducation : Etre gentil, pas facile à vivre ?

      Gentilesse Serdu 1 Apprendre la gentillesse à ses enfants, n’est-ce pas les envoyer comme des agneaux au milieu des loups ? La méchanceté est bien présente dans notre monde compétitif et dur où tous les coups semblent recommandables. Faut-il alors leur appendre le calcul, la recherche de son intérêt « bien compris » ? La réponse estnclaire : inutile d’en rajouter !

      Lire la suite

    • Quelle présence dans la cour virtuelle des réseaux sociaux ?

      cour viturelle et reseaux sociaux Les relations sociales se font sur la toile autant que sur le béton de la cour. Alors, allons sur les réseaux sociaux ! Mais jusqu’où ? Faut-il encourager la présence des adultes sur les réseaux ? Pourquoi faire ? Quelle présence assurer ? Est-ce une bonne - ou fausse - bonne idée ?

      Lire la suite