amdb myriam marechal Depuis septembre, plus 700 participants, issus du réseau Don Bosco, sont passés par le service de formation du réseau Don Bosco. Myriam Maréchal, responsable de ce service, partage les innovations de l’année.

 

Don Bosco Aujourd'hui : Quelle est la formation qui vous a le plus mobilisée ? Pourquoi ?

Myriam Maréchal : La mise en place des Chantiers Pédagogiques me mobilise beaucoup. Ils correspondent à un vrai besoin : les enseignants ressentent la nécessité de prendre du recul, de travailler ensemble. Pour eux, c’est une petite bulle. « Cela nous donne de l’élan », m’a dit un enseignant, « et pour nous c’est vital. »

D.B.A : Quelles sont les formations qui nourrissent le plus le réseau Don Bosco selon vous ?

amdb equipe formateurs Myriam et l'équipe de formateursM.M. : Ce sont les Chantiers Pédagogiques et le parcours des Fondements de la Salésianité. On avance vers un modèle de formation qui met au travail les personnes. On est dans un dispositif non pas d’enseignement, mais dans une formation qui met en cheminement.

On a innové sur le contenu des journées des Fondements de la Salésianité : on privilégie les échanges entre pairs, la prise de parole sur ce que chacun vit au quotidien. Les interventions magistrales sont plus courtes. On donne des textes, des clés de lecture, qui permettent de mettre ensemble les points de vue. Il y a une vraie mobilisation des personnes, un vrai travail sur le vécu de chacun ; les échanges sont constructifs. Il y a quelque chose de solide qui se met en place et qui vient nourrir le réseau.

 

D.B.A : Sur le long terme, quelle est la formation qui vous semble la plus significative ?

M.M. : Il y a une session que l’on propose tous les ans, depuis sept ans, qui est très demandées, c’est la session « Autorité et sanction ». On a des retours hyper positifs : « Il faudrait que tous les enseignants suivent cette session », disent certains, « cela donne du souffle, du sens ». D’autres disent : « La session est hyper rodée. »

Les sessions : « Autorité et sanction », « Découvrir la pédagogie salésienne » et puis, les Chantiers pédagogiques, sont des sessions clés. Les personnes saisissent d’avantage, les points forts de la pédagogie salésienne après avoir suivi ces sessions.

D.B.A : Les « Chantiers Pédagogiques » sont nouveaux. Quelles sont leurs spécificités ?

M.M. : Les Chantiers pédagogiques réunissent des enseignants durant deux ans autour d’une question. L’idée est de transmettre des outils à leurs pairs à partir d’une relecture de leur pratique.

Le groupe « Sanction » fonctionne très bien depuis trois ans. Le groupe « Faire classe en pédagogie salésienne » réunit 13 enseignants. Un autre groupe travaille sur la « Bienveillance ». Les réunions ont lieu trois fois par an. Chefs d’établissements et enseignants, personne ne fait faux bond.

Différentes questions sont traitées : comment éviter la confusion entre bienveillance et laxisme ? Comment tisser ensemble exigence didactique et qualité de la relation ? Les participants travaillent sur leur expérience pour relever des points d’appui. Ce sont ces points qu’ils vont transmettre, sous forme de fiche ou de formation en intra, à la génération future d’enseignants.

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui....


Mot du jour

A Rome, les Salésiens de Don Bosco ont en charge les Catacombes Saint Calixte. On peut y voir une copie, en marbre, du chef d’œuvre du sculpteur italien Stefano Maderno : le martyr de Ste Cécile. Au début du 3e siècle, la jeune Cécile, mariée à Valérien, fut, à la suite de celui-ci, condamnée à mort et décapitée, pour avoir refusé d’adorer les dieux romains. Comment cette jeune femme est-elle devenue la patronne des musiciens ? La légende autour de sa vie raconte que « pendant qu’on la martyrisait, Cécile chantait à Dieu dans son cœur ». Qu’importe qu’elle ait chanté ou non, depuis le XVe siècle, nombre de peintres ont représenté la sainte avec un instrument, très souvent un orgue portatif ; et plusieurs musiciens, comme Gounod (messe solennelle de Ste Cécile) ou Chausson (Légende de Ste Cécile), l’ont honorée de leurs compositions. De nos jours encore, nombreuses sont les Harmonies qui portent son nom et font leur fête en l’honneur de la sainte.

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
edb pour le bien commun

Multimédia

Le train de la mémoire retour d'Auschwitz
Antoine, aumônerie d'Amboise.
Voir l'article

Sœur Pilar, Salésienne de Don Bosco témoingne
au week-end Don Bosco jeunes et familles
Voir l'article

Maud Fontenoy, marraine du 30è anniversaire de
l'association Diamond
Voir l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Société

    • Les challenges sur internet sont-ils dangereux ?

      ice bucket challenge 001 Depuis de nombreux mois, les challenges ont pris une ampleur importante sur internet, sur les réseaux sociaux. On peut en trouver de tous types, du divertissant, à l’émouvant, en passant par le vulgaire ou le dangereux. Mais en quoi consiste un challenge ?

      Lire la suite

    • « J’ai peur que mon enfant se radicalise »

      radicalisation Contrairement à ce que croient beaucoup, les jeunes qui se radicalisent ne sont pas tous des maghrébins issus des quartiers sensibles de la banlieue, engoncés dans la délinquance, et qui voient dans l’adhésion à l’islam radical une manière de venger la déconsidération dont ils se sentent l’objet et de pouvoir ainsi acquérir une stature de héros.

      Lire la suite

    • « Apprends-moi la nature » en camp ou en classe

      apprends moi la nature 002 Jouer avec la nature est un chemin vers une pédagogie positive et bienveillante. L’objectif principal est de favoriser des moments de partage entre adultes et jeunes enfants autour de la découverte de la nature. L’idée est de percevoir la nature comme médiateur de jeux, de relations, de découvertes entre l’enfant et ses pairs. Les exemples sont nombreux : camp avec les scouts, classe verte ou classe d’intégration, comme à Farnières.

      Lire la suite

    • Le lien avec la nature chez Don Bosco, hier et aujourd’hui

      don bosco nature vignes 005 En visite à La Navarre où on faisait appel à lui pour reprendre un orphelinat, Don Bosco s’est penché pour prendre une motte de terre, la pétrir, la respirer, et déclarer : « c’est une bonne terre pour la vigne ». Don Bosco avait des réflexes de paysan travailleur de la terre. Aujourd’hui, le réseau international des écoles agricoles salésiennes est en pleine croissance et poursuit cette inspiration.

      Lire la suite