internat pouille fabrique a souvenirs 001 Au Campus de Pouillé, 76 % des lycéens sont internes, soit près de 400 jeunes. Chaque soir de la semaine, la vie s’organise entre travail scolaire, entraide, détente et repos. 14 éducatrices et éducateurs veillent sur les jeunes. Quelques internes témoignent maintenant de leur quotidien.

Nolan Ouvrard, terminale : « Je garde des souvenirs inoubliables que je souhaite à tous de vivre »

Lorsque je me suis installé un lundi 2 septembre 2014 à l’internat de Pouillé, beaucoup d’appréhension me submergeait. C’est alors que j’ai découvert la vie en collectivité et en autonomie. Aujourd’hui mon seul regret n’est plus que de devoir quitter l’internat.

Entre moment de travail et de détente, les trois années d’internat resteront des souvenirs inoubliables que je souhaite à tous de vivre.

Alexandre Davy, terminale : « L’internat développe l’esprit de cohésion »

Les trois années d’internat m’ont apporté de l’autonomie. Elles m’ont appris l’entraide avec mes camarades de classe et aussi avec les STAV (section agriculture). L’internat développe l’esprit de cohésion.

Elles m’ont aussi permis de m’ouvrir aux autres, de renforcer les liens avec mes amis. De mes trois années d’internat, je retiens la convivialité, une bonne ambiance et de bons moments passés entre amis.

Mathilde MALECOT, terminale : « Cette année à l’internat restera à jamais gravée »

Depuis mon arrivée à Pouillé, je suis interne sur le campus. La première année, nous étions 6 dans la chambre. Je ne vous raconte pas les soirées inoubliables que nous avons vécues ! Passage en première validé. Je poursuis avec deux colocataires. Ma vie à l’internat : soirées rires, boulot et prises de têtes sont au rendez-vous… mais cela fait partie du jeu.

Dernière étape, la terminale. Cette fois, c’est toute seule, avec un lit, une armoire, une fenêtre, un lavabo et un bureau que je me retrouve. Ce n’est pas une prison non plus, car durant ces trois années, des liens d’amitié sont nés. Des amitiés qui je l’espère résisteront au temps et à la distance.

internat pouille fabrique a souvenirs 003

Cette vie à l’internat se termine cette année, mais elle restera à jamais gravée.

Antoine Gallard, seconde : « Il faut que je me prenne en main »

Au début de l’année, je ne connaissais pas tout le monde, j’étais discret et j’essayais d’apprendre à connaître les autres internes de mon hébergement. Aujourd’hui, je connais tout le monde.

Au début de l’année, il faut prendre le rythme. Il m’a fallu quelques semaines pour m’adapter aux horaires, aux règles. Je faisais très attention pour arriver toujours en avance. Aujourd’hui, je me suis habitué à tout cela et tout se passe très bien. Je fais des sorties, je participe à des animations…

En semaine, il faut que je me débrouille seul car je n’ai plus mes parents qui sont derrière moi. Il faut que je me prenne en main.

J’apprécie les temps d’étude le soir, qui m’obligent à travailler. J’aime aussi le fait d’être toujours avec mes copains. Il y a de vrais liens qui se créent. Même si supporter 24h/24h certaines personnes peut être difficile, l’ambiance générale est très bonne et conviviale.

internat pouille fabrique a souvenirs 002
(Antoine au centre de la photo)

La soirée « Don Bosco » c’était super. Vivement la prochaine. Je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai trouvé super que les profs, les éducateurs, les copains fassent des sketchs et présentent leurs talents. Tout se passe dans la bonne humeur.

Philippe Devanne
Educateur Référent de l’Internat
Campus de Pouillé

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À la question : « Ce que je ne pourrais pas pardonner ? » la réponse fait quasiment l’unanimité : « la trahison ! ». Que ce soit en amitié ou en amour, c’est ce qui est pour les jeunes le plus difficilement pardonnable. « Quand tu me trahis, tu me plantes un couteau dans le dos. » nous dit Michelle

Maëva exprime bien que derrière cette immense déception de la trahison il y a la perte d’une importante valeur : la confiance. « Il n’y a pas de relation sans confiance. Une fois qu’elle est trahie, elle est très difficile à redonner. » Don Bosco a mis la confiance au cœur de son système éducatif. C’est dire son importance et la nécessité de la préserver dans la relation avec les jeunes.

Question : Les jeunes semblent nous dire que l’impardonnable est définitif. Cela pose pour nous la question de l’éducation au pardon et de sa dimension chrétienne. Voir le premier témoignage du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand.

Voir le 4è épisode de la saison 2 : L’impardonnable ?

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