diaconia 355 dbaQui n'a pas été bénévole à l'école de ses enfants, au club sportif, dans une association caritative ou sociale ? Qui n'a pas expérimenté la collaboration avec des bénévoles ? La question choisie pour le forum de Diaconia, l'été dernier, à Lourdes nous concerne tous. Comment travailler en équipe composée de salariés et de bénévoles ? Des pistes de réflexion stimulantes. Et moi, comment comment j'assume ma mission ?

 

 

 

 

 

 

 

 

La mission confiée au bénévole doit être exprimée de façon claire et explicite

L'accueil du bénévole doit donc être soigné tout en étant simple et efficace. Il est incontournable de présenter le projet associatif, éducatif, et/ou pédagogique. Ce dernier constitue l'outil commun, partagé et mis en œuvre par tous, bénévoles comme salariés. Il peut aussi y avoir une charte du bénévole qui exprime en quelques phrases clés son cadre de travail.


La mission confiée doit être exprimée de façon claire et explicite, comprise et acceptée. En effet, même si elle ne fait pas l'objet d'un contrat écrit, la parole donnée constitue un engagement. Si elle n'est pas respectée ou prise avec légèreté, l'association peut se retrouver en difficulté sans avoir beaucoup de moyens pour aider à résoudre d'éventuels problèmes. Deux outils peuvent éviter ce genre d'écueil : des concertations régulières qui permettent notamment de mieux connaître les différents cadres de travail, et des temps de relecture commune.

L'emploi du temps, souvent source de tension entre salériés et bénévoles

Certes, tout cela demande du temps et c'est peut-être la question la plus épineuse puisque le temps passé à travailler n'est ni compté ni rémunéré de la même façon si l'on est salarié ou bénévole. De plus, les disponibilités communes sont peu nombreuses. Le rôle de la coordination prend donc ici, particulièrement, toute son importance.


Il n'est vraiment pas facile de gérer un cadre où s'entrechoquent autant d'inconnus. Un bénévole est disponible le matin entre 8 h et 10 h, un autre entre 14 h et 18 h, le troisième plutôt à l'heure du déjeuner ou le week-end uniquement voire même une fois tous les 15 jours. Et puis il y a le cadre horaire du salarié qui n'est généralement pas disponible le soir alors que beaucoup de bénévoles le sont. Je pense aux casse-têtes des emplois du temps scolaires, en primaire, dans les écoles privées quand il s'agit de placer une simple heure de catéchèse en fonction de la disponibilité des parents bénévoles.

La reconnaissance du travail fourni concerne aussi bien les bénévoles que les salariés

Il serait faux de dire que le salaire est la seule reconnaissance du salarié. Chacun a besoin d'être valorisé, d'avoir une place reconnue et utile. Le forum a mis en lumière que cela commençait par la communication de la structure, y compris sur Internet.
Tout est une question de travail d'équipe : de la façon dont elle se compose, dont elle est gérée et du dialogue vécu entre les différents membres. Au sortir du forum, les personnes sont reparties avec cette question : « Et moi, comment j'assure ma mission dans l'équipe ? »

 

Karine GOLD-DALG

22 novembre 2013

à partir des échanges des l'atelier animé par TSEC

durant le rassemblement Diaconia

 


TSEC, Travail Social – Engagement Chrétien : est une association dont le but est d'accompagner le travailleur social chrétien dans la relation à Dieu et la relation éducative. Site : www.tsec.asso.fr

 

 

 

 

 

 


Mot du jour

Lorsque Jean Bosco découvre la misère des jeunes, son premier objectif n’est pas de trouver une église ou de construire une école mais d’avoir un terrain pour jouer !

Aux éducateurs, il conseille : « Donnez ample liberté de sauter, de courir, de crier à cœur joie ». Et Marie-Dominique écrit aux sœurs de St-Cyr-sur-mer: « Dites bien aux filles que je veux qu’elles soient joyeuses, qu’elles sautent, qu’elles rient, qu’elles chantent… ! »

La cour de récréation est pour nos fondateurs, le cœur de tout acte éducatif, le centre de toutes les rencontres, de la détente, du petit mot de l’éducateur à l’oreille du jeune, du jeu collectif où chacun est vraiment lui-même, sans artifice, ni crainte ; où les aînés prennent en charge les plus petits et les timides ; où les adultes jouent avec les jeunes ; où l’on découvre ensemble les règles du vivre ensemble…

Tant et si bien qu’on dira : « Don Bosco parmi les jeunes, c’est Don Bosco dans la cour de récréation. »

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