Teenstar 355Teenstar développe une pédagogie originale pour l'éducation affective des jeunes. Elle sera bientôt proposée au lycée Don Bosco de Lyon. La démarche plait aux jeunes et aux adultes. Elle s'adresse aux élèves de 4è jusqu'aux étudiants ou jeunes professionnels pour les aider à comprendre le sens de la sexualité, de l'amour, de la relation à l'autre. Elle veut faire découvrir la grandeur de pouvoir accueillir la vie et de le faire de façon responsable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Teenstar ne résume pas la sexualité à l'acte sexuel en brandissant la peur du sida ou d'autres maladies ou d'une grossesse non désirée. Elle ne parle pas d'abord de prévention mais elle amène à la contemplation de son propre corps, à avoir du respect pour lui et par ricochet pour celui de l'autre. Elle invite à s'émerveiller de la complexité et de la simplicité de la sexualité.

 

« On les aide à être libres, à ne pas subir les pressions de la société »


Une jeune lycéenne en cours de formation s'exprime ainsi : « Teenstar m'a apporté beaucoup de choses positives. Avant, dans mon ancien collège, la sexualité m'était présentée de façon très sale, et parfois, j'avais des doutes sur ma conception de l'amour et je n'assumais pas pleinement ma féminité. Depuis que Teenstar a commencé dans mon lycée, je découvre la beauté de la femme et de la maternité et je suis fière d'être femme. De plus j'apprends à mieux connaître le corps, le cœur et les sentiments des garçons, ce qui est vraiment important ; maintenant, j'apprends à beaucoup mieux les respecter. C'est une formation qui me met en confiance sur mon avenir sentimental. »

 

 

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 « La relation est plus belle quand on est libre »


La pédagogie Teenstar, fondée sur l'étude de la nature humaine, permet de creuser tous les aspects : physique, affectif, psychologique, intellectuel, spirituel et social de la sexualité et fait comprendre aux jeunes leur aptitude biologique à donner la vie. Teenstar fait travailler sur la relation avec l'autre : comment on devient homme et femme. C'est une pédagogie de la vérité. Les formateurs expliquent aux jeunes le fonctionnement de leur corps. On leur fait découvrir les moyens de maîtriser sa sexualité. C'est une éducation à la responsabilité. On les aide à être libres : à ne pas subir les pressions de la société : « à tel âge, on doit tous avoir eu une relation sexuelle ». On leur fait découvrir : ce qui vous rendra heureux c'est d'avoir choisi et d'être responsables.

 


« On croit que cette formation c'est une prison puisqu'on se garde, on ne s'offre pas, mais en fait c'est surtout en nous-mêmes que ça se passe, on sait ce qu'on fait. On sait au fond de nous qu'on a raison même si toute la société dit le contraire. C'est pour être plus proche de l'autre, que la relation soit plus belle qu'on ne se donne pas tout de suite. La beauté, ça va avec la liberté. C'est dans chacun de nous que ça se passe, chacun se détermine mais je pense que oui, la relation est plus belle quand on est libre. »

 

Teenstar 2 355

L'intervenant ne pense pas à la place des jeunes


Le but est de pousser le jeune à réfléchir. On ne lui donne pas des questions-réponses pour penser à sa place mais tous les sujets sont abordés. C'est en aidant les jeunes à comprendre ce qu'ils vivent dans leur corps à l'adolescence et à comprendre leurs émotions qu'ils pourront aussi comprendre la beauté de devenir homme, femme adulte et les responsabilités qui en découlent dans le respect de soi-même et de l'autre. La durée de cette formation est de quinze rencontres en collège et ving-cinq en lycée, un peu moins pour les aînés. Ce sont des rencontres d'une heure environ. Les sept premières séances se font, garçons et filles séparés puis les séances suivantes se font ensemble. Un accompagnement personnel est proposé aux jeunes en cours de formation. Seuls les jeunes qui sont volontaires peuvent participer à la formation.

 

« Généralement, quand on est jeune et qu'on a des questions, c'est plus facile de se les poser entre jeunes et comme les autres sont aussi perdus que nous, on se donne des réponses qui ne sont pas forcément la vérité. Alors avoir l'avis d'adultes formés pour en parler, c'est bien» dit un jeune.

 

Les parents aussi sont invités à discuter 


Cette formation demande avec respect l'adhésion des familles qui sont invitées à venir prendre connaissance de l'ensemble des objectifs. C'est important car cela donne des possibilités de discussions intéressantes en familles qui relaient ce qui se vit avec les jeunes dans l'établissement scolaire ou l'aumônerie. On donne aux parents un exposé détaillé du programme, et on répond à leurs questions. On sollicite leur consentement avant celui de leurs enfants. Ces derniers s'engagent ensuite librement à suivre on non le parcours. »

 

La formation a un rôle pacificateur


Un enseignant qui a donné cette formation affirme « qu'elle a un rôle pacificateur. Les jeunes deviennent plus détendus et rassurés lorsqu'ils découvrent la sexualité dans toute sa complexité, sa richesse et sa beauté. Les échanges sont riches et libèrent de l'angoisse. » et il ajoute : on donne du temps aux élèves dans un monde où tout doit aller vite. On prend le temps avec eux de s'écouter, de chercher, de comprendre. »

 

Joëlle Drouin

16 janvier 2014

 

Pour aller plus loin

Pour approfondir la pédagogie de Teenstar : www.teenstar.fr


 

 

 


Mot du jour

Chaque éducateur a un certain degré de tolérance à la transgression. Il réagira plus ou moins vite selon sa conception de ce qu’est un acte grave. Entre la « tolérance zéro » qui ne pardonne rien et sanctionne tout, et le laxisme qui ne voit aucune limite, l’éducateur salésien aime établir avec les jeunes une sorte de contrat de confiance. C’est ensemble qu’ils établissent les règles et les sanctions éventuelles. Ainsi, les jeunes sont invités à la responsabilité. Il n’y a pas de sanction qui leur « tombe dessus » : s’ils n’ont pas respecté le contrat, ils savaient déjà ce qu’ils risquaient, puisqu’ils l’avaient décidé avec l’éducateur. Ce qui est un jeu, ce n’est plus le degré de tolérance de cet éducateur, mais c’est le respect du contrat dont les jeunes sont partenaires.

Chaque éducateur a un certain degré de tolérance à la transgression. Il réagira plus ou moins vite selon sa conception de ce qu’est un acte grave. Entre la « tolérance zéro » qui ne pardonne rien et sanctionne tout, et le laxisme qui ne voit aucune limite, l’éducateur salésien aime établir avec les jeunes une sorte de contrat de confiance. C’est ensemble qu’ils établissent les règles et les sanctions éventuelles. Ainsi, les jeunes sont invités à la responsabilité. Il n’y a pas de sanction qui leur « tombe dessus » : s’ils n’ont pas respecté le contrat, ils savaient déjà ce qu’ils risquaient, puisqu’ils l’avaient décidé avec l’éducateur. Ce qui est un jeu, ce n’est plus le degré de tolérance de cet éducateur, mais c’est le respect du contrat dont les jeunes sont partenaires.
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