Timbuktu1 355x248Djihad, un mot qui revient en boucle dans les média. Un mot associé au départ de jeunes vers la Syrie. Ne nous voilons pas la face, des maisons du réseau salésien sont directement concernées par ce drame. Alors que faire pour lutter contre cette venimeuse attraction, contre des ailes de moulins à vent dont la fascination pour certains jeunes s'avèrera cruelle voire mortelle ?

 

 

L'état, l'éducation nationale brandissent le bouclier de la laïcité. On peut s'interroger sur la pertinence de la réponse. La publicité des islamistes, excellemment faite et jouant sur les référents culturels des jeunes, s'engouffre précisément dans cette absence de sens, de spirituel, que ressentent plus ou moins consciemment des adolescents. Les multiples gadgets qui leurs sont offerts ne font illusion qu'un temps. On a fait de la religion une chose désuète, critiquable sur le ton de la gaudriole et voilà qu'elle revient comme une gifle cinglante à la figure de la société, sous la forme haïssable d'un intégrisme outrancier et même barbare. Cela est d'autant moins supportable que c'est une part de notre jeunesse en manque d'un supplément d'âme, qui nous inflige ce camouflet en adhérant à un idéal qui n'est en fait qu'une manipulation idéologique.
On se prend à rêver d'un antidote. Hélas, il n'y a pas de solutions miracle, mais nous avons le devoir d'épingler ce qui peut aider. Nous le faisons ici à travers deux récentes actualités.

 

Une belle œuvre, sobre, non moralisante

Le film Timbuktu d'Abderrahmane Sissako vient d'obtenir 7 Césars. L'œuvre est remarquable à bien des points de vue. Dans une ambiance solaire elle a des accents de tragédie grecque. La mort survole comme un aigle noir des liens d'amour lumineux. Dans la ville de Timbuktu, sous la coupe des islamistes, la compassion, la culture n'ont plus droit de cité, l'obscurantisme y est désormais la règle. Le résultat est terrifiant même s'il est amorti par la beauté de l'image. Ce film montre combien les geôliers, les bourreaux y sont médiocres et étrangement ordinaires à l'instar des nazis, il n'y a pas si longtemps. Mais on y découvre heureusement de beaux moments de résistance non dénués d'humour. Une belle œuvre, sobre, non moralisante, à faire découvrir aux jeunes et à en discuter avec eux. Elle dévoile toute l'oppression de systèmes idéologiques poussés à leur paroxysme, avançant masqués sous le couvert de la religion, niant la culture des peuples. Tout ce qui peut ouvrir les cœurs, est à développer contre ce cancer qui ronge l'esprit. À ce sujet, on écoutera avec intérêt la chronique de Nicole Ferroni sur France Inter. Un excellent plaidoyer pour faire de la culture un contre-feu à cette folie.

 

N'hésitons pas à promouvoir et à avoir recours à des témoignages

Récemment, une de nos grandes chaînes de télévision a réalisé un reportage sur Mme Latifa ibn Ziaten, la mère du premier militaire assassiné par Mohamed Merah. Cette femme meurtrie qui aurait pu s'enfermer dans sa douleur, bien au contraire a créée une association pour éviter aux jeunes de nos cités de tomber dans le piège de cette violence pseudo religieuse. Elle va dans les collèges pour parler aux jeunes. La vérité de sa parole et son statut de maman pleinement assumé, obtient un silence et une attention, bien au-delà de la fameuse minute de silence imposée. Elle ose, elle de qui on attendrait du ressentiment, une parole d'amour à des jeunes qui trop souvent sont en attente d'affection et de considération. N'hésitons pas à promouvoir et à avoir recours à de tels témoignages. En effet, à l'entendre dialoguer avec les jeunes on ne peut que songer à la parole de Don Bosco : « Que les jeunes soient aimés et se sachent aimés. » La médecine n'est pour nous pas nouvelle, mais, surtout, n'oublions pas de l'appliquer. Il y a urgence.

 

Jacques Rey,sdb
Directeur de la communication.
12 mars 2015

 

Timbuktu2 355x248Timbuktu vient de dépasser le million d'entréesTimbuktu3 355x248Il passe actuellement dans plus de 300 salles

Pour aller plus loin

 

La bande annonce du film Timbuktu


Mot du jour

La musique est entrée dans ma vie assez tôt. Un violoncelle calé entre mes jambes à 4 ans, je ne comprenais pas trop l’objectif de tout ça. Ce n’était que des devoirs en plus pour moi. Et puis j’ai découvert le chant et m’a facilité à sortir les sons qu’il fallait. Je n’ai pas complètement lâché le violoncelle mais le chant s’avère être ce qui me remplit le plus. Oui car quand je chante je suis pleine. Pleine d’amour et de joie. Je souris dès que la voix de mon amie s’élève et que la mienne est prête à l’accompagner. Je souris en pensant à ce jour au Campobosco où on a vécu ce que j’appelle un orgasme musical. Le sourire aux lèvres on avait des frissons partout. La joie nous inondait. Alors je ne sais toujours pas si Dieu existe et s’il veut mon bien. Mais le chant est là pour me rappeler à chaque fois que je suis heureuse.

ÉcouterOceans Acoustic - Hillsong UNITED

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Patrick Loyer, Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre Le systeme preventif p

Multimédia

6e Congrès de l’éducation salésienne
Ce qu'en disent les participants
Voir l'article

Défi citoyenneté :
lancement du label
Voir l'article

« Ils nous ont bluffés ! » Concours de
plaidoirie à l’Institut Lemonnier
Lire l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Famille Salésienne

    • Serdu ! Dessine-moi Don Bosco !

      Serge Duhayon Serge Duhayon est dessinateur de Presse. Il a collaboré à des revues spécialisées et signé des milliers de dessins pour des tas de bulletins d’associations locales. Ses sujets préférés ? Les jeunes. Depuis trente ans, Serdu prend le crayon pour les pages pédagogiques de Don Bosco Aujourd’hui. Qui se cache derrière ce crayon ?

      Lire la suite

    • Le nouveau Don Bosco Aujourd’hui : Eduquer l’air de rien…

      Une dba 994 Les interventions éducatives des adultes font partout l’objet de programmes, de règles, d’horaires, d’exercices didactiques... Mais il restera toujours des espaces et des moments qui donnent du jeu pour la spontanéité. On parle alors de pédagogie informelle ou non-formelle, ou plus familièrement de pédagogie « du patio » ou « de la cour de récré ». Don Bosco y était très sensible. Quel est l’intérêt aujourd’hui de pratiquer cette pédagogie non formelle ?

      Lire la suite

    • Martin Sautereau : « je veux transmettre ce que j’ai reçu. »

      martin au campobosco 01 Le prochain Campobosco a lieu du 26 au 30 août à Turin (Italie). Écoute de grands témoins et débats entre jeunes, jeux, célébrations, veillées festives, activités sportives, ateliers : théâtre, clown, danse, musique, chant, multimédia… C’est un grand temps fort qui traverse la vie des jeunes. Martin Sautereau, lui, s’est senti transformé par l’expérience du Campobosco. Témoignage.

      Lire la suite

    • Les Anciens élèves de Don Bosco toujours plus innovants !

      ADB ADBS AG Le réseau des anciens élèves s'est réuni mi-mars à Lyon. L'occasion d'annoncer que le projet de plate-forme Don Bosco est entré dans sa phase opérationnelle. Rappelons l'objectif de la plate-forme Don Bosco : permettre aux élèves du réseau de trouver des stages, bénéficier de contacts en entreprise, en s'appuyant sur le réseau des anciens élèves et sur les entreprises proches de nos "maisons".

      Lire la suite

    • Le Décalogue de l’Accompagnateur Salésien

      decalogue accompagnateur Elaboré au cours des Journées de Spiritualité de la Famille Salésienne, le « Décalogue de l’Accompagnateur Salésien » a été un cadeau des sœurs salésiennes de Don Bosco au Recteur Majeur pour le remercier du message de l’Etrenne 2018.

      Lire la suite

    • Whatsapp’El ? 130 jeunes au weekend MSJ de mars 2018

      msj paris 2018 03 Le Mouvement Salésien des Jeunes s’est réuni à Paris autour du thème de l’appel et de la vocation, sous le slogan 2.0 : Whatsapp’El. Et pour le coup, l’appel avait été entendu puisque 130 jeunes étaient présents durant le week-end du 16/18 mars ! Quelle joie d’être si nombreux et de compter tant de nouveaux visages ! Témoignage de Anne-Elisabeth Lesne.

      Lire la suite

  • International

    • Move with Africa : une école de Bruxelles en immersion au Bénin

      bruxelles benin via don bosco 01 Comment pouvons-nous faire des vrais citoyens de nos jeunes ? C'est une question sur laquelle beaucoup d'enseignants débattent. Jérôme Merckx, a travaillé pendant un an avec ses élèves –avec le soutien de Via Don Bosco - à une culture citoyenne ouverte et internationale. Ils sont actuellement au Bénin.

      Lire la suite

    • Les Salésiens de Don Bosco dans un pays en mutation : le Vietnam

      vietnam ecole db dong thuan 07 Depuis ces dernières années, une dizaine de missionnaires salésiens, hommes et femmes, arrivent du Vietnam en France. Grâce aux échanges entre pays, nous connaissons de mieux en mieux ce pays en pleine évolution. Les salésiens et salésiennes de Don Bosco y sont présents, au nombre de 600. Leur travail prend de multiples formes. Toujours auprès des jeunes.Logo video80

      Lire la suite

    • Radio Don Bosco Madagascar : Évangéliser jusqu'aux extrémités de l'île !

      radio don bosco madagascar 04 La province des salésiens a mis en œuvre la phrase de Don Bosco « Faire des jeunes de bons chrétiens et d'honnêtes citoyens » d'une façon originale pour la congrégation : le Radio Don Bosco. Depuis 1996, cette radio permet de diffuser des émissions éducatives et catéchétiques. Elle est nationalement connue sur l'île !

      Lire la suite

    • Mexique : une frontière, une blessure…

      mexique don bosco 05 La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique est une blessure ouverte entre deux mondes si proches géographiquement et en même temps si différents culturellement. Et pourtant elle forme une nouvelle région avec sa culture de passage. C’est là que les présences salésiennes se multiplient.

      Lire la suite