coexister argenteuil 001 Dynamique, le groupe Coexister d'Argenteuil, investit dans le vivre ensemble. Et ce n'est pas que des mots, à écouter Ophélie Boussard (au centre de la photo), fondatrice de ce groupe et membre de la famille salésienne.

 

Une année d'existence et déjà de nombreuses réalisations à l'actif du groupe Coexister d'Argenteuil. « Interconvictionnel », après s'être défini comme interreligieux, ce mouvement, laïc et apolitique, réunit des jeunes de 15 à 35 ans, athées, agnostiques, catholiques, musulmans et juifs, comme l'explique Ophélie Boussard, d'Argenteuil, fondatrice du groupe.

 

Premier objectif de Coexister : sensibiliser les lycéens et collégiens

Aux antipodes d'une « cohabitation passive », où l'on vit les uns à côté des autres sans se connaître, Coexister propose plutôt de « vivre avec les autres et surtout d'agir ensemble. Un but à atteindre en trois étapes. D'abord, le dialogue : apprendre à se connaître sans vouloir convertir l'autre ; puis la solidarité, l'action ensemble (exemple : des maraudes pour les sans-abris) ; enfin, la sensibilisation » auprès des jeunes des lycées et collèges.

 

Réaliser « non-stop » des événements pour apprendre à connaître l'autre

Encore à son démarrage, le groupe d'Argenteuil s'investit d'abord dans le dialogue, l'urgence étant « d'apprendre à connaître l'autre », de religion ou de philosophie différente. Et, à entendre Ophélie, dynamique et enthousiaste pour activer le vivre ensemble, on ne peut qu'admirer l'investissement de sa petite équipe de cinq à dix personnes, toutes convictions confondues, pour réaliser « non-stop » - soit tous les 10-15 jours - ce qu'elle appelle des « événements ». Et ils sont nombreux depuis un an.

 

Quatre visites de lieux de culte, à Argenteuil (mosquée Al Ihsan, basilique Saint-Denys, une synagogue) et une autre synagogue à Paris, guidées, à chaque fois, par une personnalité religieuse. Dernière en date, celle d'une synagogue d'Argenteuil, où son groupe (5 musulmans et 3 chrétiens) a été invité à l'occasion de la fête juive de Hanouka, à partager un repas. L'occasion de communiquer sur le judaïsme et la fête célébrée ce jour-là. Quatre à cinq soirées à thème organisées : « Comment vivre avec l'autre », dont l'une au lendemain de l'attentat du 13 novembre, à laquelle 15 personnes ont participé, pour échanger sur l'action à mener. Et d'autres soirées, comme celle où il a été question de « l'homosexualité dans les religions » ou encore de la Trinité, difficilement accessible aux amis musulmans.

 

Et faire connaître ces initiatives au plus grand nombre

Le groupe a également organisé une conférence à la Grange dîmière d'Argenteuil en novembre, à laquelle 75 personnes ont participé, pour écouter deux jeunes venus parler de leur tour du monde à la recherche d'initiatives interreligieuses. Ajouter encore à cela : le partage d'un repas avec les musulmans de la mosquée turque à l'occasion de deux « iftars » (ruptures du jeûne).

 

Sanc compter les actions de solidarité en Seine-Saint-Denis !

Le tout sans compter des actions de solidarité : participation à l'organisation de la « Dictée des cités » initiée par France-Mixité à Saint-Denis et à Argenteuil « pour amener la culture partout », explique Ophélie. Au total, un engagement qui l'a fait évoluer sur bien des plans : la religion musulmane, la laïcité, et qui l'a questionnée sur sa propre foi, jusqu'à l'amener à se préparer à la confirmation qu'elle a reçue en janvier.

 

 

Jacqueline HUBER
Eglise en Val-d'Oise
25 février 2016

 

 

 

 


Mot du jour

D'abord, il y a le vert
Qui repose les yeux
Puis surgit le bon air
Qui fait tourner la tête
Et qui sent bon la terre.
Parfois, il y a le cerf.
Vers le mois de septembre,
Avec un peu de chance,
On peut entendre son brame
S’il ne fait pas pluvieux.
En mars et en novembre,
Un concert de trompettes
Semble tomber du ciel.
En pleine migration,
Mesdames les grues claironnent
Pour avertir le monde
Du changement de saison.
Souvent, il y a la pluie
Qui mouille et qui pénètre
Jusqu’au bout de nos os.
Mais au mois de juillet,
Réchauffés de soleil,
Nous cueillerons, merveille,
Un panier de myrtilles.
Il y a le silence
Souligné par la brise
Ou le chant des oiseaux.
Enfin il y a l’arkose,
Grès feldspathique
Aux couleurs brunes et roses
Qui donne à la bâtisse
Un air magnifique.
Avec tant de beauté
Où l’âme se repose
Les gens disent de Farnières :
«quel petit paradis ! »

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre

Multimédia

The power of words Prix du Public au FestiClip 2017.
Film réalisé par l'Institut Lemonnier de Caen
Voir l'article

École de Vie Don Bosco
Interview de Fleur
Voir l'article

Le train de la mémoire : Vers Auschwitz
Interview d'Angele
Voir l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • International

    • Salvador - Terre des Jeunes : une association pour les jeunes de la rue

      terre des jeunes 000 En 2011, dans le cadre de ses études en sociologie sur les enfants des rues, Simon-Pierre Escudero part au Salvador pour un travail recherche. À ce moment là, plus aucune institution ne travaille directement auprès de ces enfants. Depuis, il a fondé une association et il travaille dans les “quartiers chauds” avec Victoria, salésienne coopératrice, salvadorienne.

      Lire la suite

    • Congo : Comment soutenir l’emploi ?

      rdc via don bosco 001 La République Démocratique du Congo est le premier pays partenaire de VIA Don Bosco. Aujourd’hui, les relations avec le Congo sont toujours privilégiées. L’ONG soutient l’emploi des jeunes qui sortent des écoles de formation professionnelle du réseau Don Bosco.Logo video80

      Lire la suite

    • En Croatie, cicatrices de la guerre et espoirs salésiens

      don bosco croatie 004 Les Salésiens sont en Croatie depuis 1914. Le pays a connu de grands bouleversements depuis le début du siècle avec la dictature de Tito puis la guerre d’indépendance. Le témoignage du père Goran Antunovic, 32 ans, Salésien à Rijeka, donne un aperçu de la situation actuelle des religieux et de l’Eglise du pays.

      Lire la suite

    • Message de Noël de la part des Salésiens d’Alep : “Il y a toujours l’espérance”

      Alep Salesien Chrismas La ville est détruite, on ne voit que des décombres... Mais le message d’espérance du Dieu qui s’est fait homme résonne, cette année, avec un écho particulier à Alep. Les Salésiens, riches de leurs deux trésors – la foi et les jeunes - ont au cœur la force de dire, dans une vidéo, avec les jeunes : « Bonne Fête de Noël » et « il y a toujours l’espérance » ! En voyant ces images, le Recteur Majeur, le P. Ángel Fernández Artime, ému, relance son appel pour la paix.

      Lire la suite