FALLOU « Le foot c’est ma passion ». Porté par sa passion, Fallou est parti à 16 ans du Sénégal. Aujourd’hui il a 22 ans, et réside à Turin. Il est passé par la communauté des salésiens de Don Bosco de Don Mauro.

 

Fallou, pourquoi es-tu parti du Sénégal à 16 ans ?

Je suis parti du Sénégal parce que j’avais le rêve de devenir footballeur professionnel. Je jouais déjà au pays ; mes amis ont trouvé des équipes professionnelles en venant en Europe et beaucoup jouent actuellement. C'est pour cela que j'ai eu envie de venir ici. Le foot c’est ma passion. Je jouais au Sénégal dans un club qui s'appelle Juventus, ils avaient le même logo ! La Juventus de Turin c'était alors le rêve ! 

Comment s’est passé ton voyage ?

Je suis parti à l’âge de 16 ans. Je suis passé par le Maroc, puis en Espagne. J’ai traversé le détroit avec 45 autres personnes après un mois au Maroc. En Espagne, je suis resté qu'une semaine seulement. Les conditions de vie étaient trop difficiles. J’ai rencontré des compatriotes qui m’ont accueilli chez eux. Le voyage était difficile mais d’autres ont connu bien pire que moi. D’autres ont passé bien plus de temps.

Arrivé en Italie, on m’a emmené à la mairie, puis chez Don Bosco. Je ne m’attendais surtout pas à cela, j’étais agréablement surpris. Don Mauro m’a bien aidé, bien accueilli, j’ai pu aller à l’école, j'ai appris l’italien, puis j'ai pu faire une formation professionnelle. J’ai retrouvé d’autres africains, je me suis senti en sécurité. J’ai fait une formation de menuiserie aluminium portes et fenêtres au Valdocco. 

Une année, il y avait eu un concours national, et moi j’ai été choisi pour représenter Turin. Le concours a eu lieu à Gênes, je suis arrivé troisième du concours.

Comment vivais tu dans cette structure catholique, toi qui est musulman ?

C’est vrai, j’étais dans une structure purement catholique, l’Oratoire, moi musulman, je me suis senti respecté. Aucun problème, je faisais mes prières, il n’y avait pas de conflit de religion. Il est absolument possible de vivre ensemble. Je suis la preuve vivante, laisser chacun vivre sa foi et ce qu’il croit. Le tout est de partager en restant soi-même.
Mon rêve de devenir footballeur ne s’est pas envolé. Je veux encore le réaliser. Je travaille dans une usine pour les pièces détachées automobiles et je n’exclue pas l’idée de faire une bonne formation avec le temps. Cela fait deux ans que je ne suis plus à l’Oratoire. Il faut penser aux fins de mois…

J'ai fait un peu de bénévolat. J’ai rencontré les jeunes pris en charge par la commune qui venaient d'arriver et qui ne comprenaient pas la langue. J'étais en quelque sorte un médiateur interculturel pour les aider à s’intégrer. Pendant l’été pour les colonies de vacances, j’ai été animateur au Valentino et à l'estate ragazzi, le centre d’été chez les salésiens. Ça m’a donné envie de rendre aussi un peu de ce que j'ai reçu.

 


Mot du jour

« Aujourd’hui, émerveille-toi ! » Qu’est-ce à dire ? “ Pierre Bourdieu dit : « Je préfère me débarrasser des faux enchantements pour pouvoir m’émerveiller des vrais miracles.” 

Notre société nous propose tant de choses comme indispensables à notre bonheur, tant de ces « faux enchantements » que nous tombons souvent dans le panneau. Equipements technologiques dernier cri, voyages à l’autre bout du monde … Et si nous essayions de nous émerveiller « des vrais miracles » : un jeune en échec scolaire qui trouve sa voie et se lance avec enthousiasme dans une formation, un pardon accordé, la générosité d’adolescents révoltés qui font des maraudes auprès des SDF ou du soutien scolaire auprès de migrants, les exploits des sportifs du handisport…

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
edb pour le bien commun

Multimédia

Le train de la mémoire : Vers Auschwitz
Interview de Lucie
Voir l'article

Campobosco 2017
le diaporama
Voir l'article

« On va tout faire pour »
par les élèves de Lyon-Pressin
Voir l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

https://vimeo.com/221142294
  • International

    • Label salésien : Rebattre les cartes de la nutrition

      lappel nutrition tchad 004 Depuis trente ans, l’association Appel Durance œuvre pour lutter contre la malnutrition des enfants au Tchad, en partenariat avec les villageois. Cette association utilise la méthodologie des « Nutricartes » qui obtient de très bons résultats. Don Bosco Aujourd’hui a voulu en savoir plus et a interviewé sa présidente, Anne Vincent.

      Lire la suite

    • Salvador - Terre des Jeunes : une association pour les jeunes de la rue

      terre des jeunes 000 En 2011, dans le cadre de ses études en sociologie sur les enfants des rues, Simon-Pierre Escudero part au Salvador pour un travail recherche. À ce moment là, plus aucune institution ne travaille directement auprès de ces enfants. Depuis, il a fondé une association et il travaille dans les “quartiers chauds” avec Victoria, salésienne coopératrice, salvadorienne.

      Lire la suite

    • Congo : Comment soutenir l’emploi ?

      rdc via don bosco 001 La République Démocratique du Congo est le premier pays partenaire de VIA Don Bosco. Aujourd’hui, les relations avec le Congo sont toujours privilégiées. L’ONG soutient l’emploi des jeunes qui sortent des écoles de formation professionnelle du réseau Don Bosco.Logo video80

      Lire la suite

    • En Croatie, cicatrices de la guerre et espoirs salésiens

      don bosco croatie 004 Les Salésiens sont en Croatie depuis 1914. Le pays a connu de grands bouleversements depuis le début du siècle avec la dictature de Tito puis la guerre d’indépendance. Le témoignage du père Goran Antunovic, 32 ans, Salésien à Rijeka, donne un aperçu de la situation actuelle des religieux et de l’Eglise du pays.

      Lire la suite