don bosco minimes europe En novembre dernier, 60 élèves, en 3è à l'école Notre-Dame-des-Minimes à Lyon, sont partis dans l’Est de la France pour un voyage scolaire d’une semaine intitulé : « Voyage de mémoire. De la guerre à la paix ». Ils ont découvert les lieux des deux guerres mondiales ainsi que le parlement européen de Strasbourg. Mathis, Thomas et Mathis nous parlent de leurs visions de l’Europe.

 

L’Union Européenne est une union, un groupe de pays. Mais on se sent plus citoyen français que citoyen européen. L’Europe facilite les choses. Par exemple, on peut se défendre si un autre pays européen est attaqué. Si on sort de l’Union Européenne, on perd des avantages car on ne circulerait pas en toute liberté.

On a eu la chance de visiter le parlement européen à Strasbourg. Les députés sont là et votent les lois pour tous les Européens. On n’est pas seul en Europe, donc nous ne sommes pas seuls à décider.

Aujourd’hui, les enjeux pour l’Europe sont nombreux. On nous parle souvent de la sécurité, liée au risque d’attentats. Mais, pour nous, l’enjeu principal, c’est l’éducation. Au collège, prendre conscience du bien, du mal… face aux états qui ont tendance à se replier sur eux-mêmes.

Parler de l’Europe

Le premier lieu d’éducation, c’est notre famille, nos parents. Cela nous permet ensuite de témoigner face à nos camarades qui entendent leurs parents parler de sortir de l’Union Européenne ou de fermer les frontières. La démocratie, pour nous aujourd’hui, est fondamentale : c’est pouvoir exprimer librement ce qu’on veut, ce qu’on pense, ce qu’on a au fond de notre cœur. C’est la liberté d’expression, être à l’écoute des problèmes de la société aujourd’hui.

Mais, au collège, on ne parle pas assez de l’Union Européenne, de son fonctionnement. Tous les collégiens de France devraient visiter le parlement à Strasbourg. On devrait parler plus et mieux de l’Union Européenne. On devrait recevoir une éducation pour être moins naïf face aux informations qu’on voit, qu’on entend. Il faudrait nous apprendre à savoir prendre du recul face aux « fake news » par exemple.

Une matière commune européenne ?

Mais pourquoi y a-t-il une telle diversité dans le système scolaire européen ? Avoir des projets éducatifs, qui nous unissent plus, est une idée. Et pourquoi pas une matière commune ? Une éducation à la culture des autres pays européens ou participer à des évènements, des tournois sportifs en commun pour nous rapprocher et non nous éloigner les uns des autres.
Il existe Erasmus pour les étudiants : alors pourquoi pas pour nous ? Essayer de faciliter les échanges de 3 ou 6 mois au lycée pour faire une partie de sa scolarité dans un autre pays européen sans que cela impacte notre scolarité, que cela soit pris en compte. Cela pourrait être une bonne formation européenne pour nous.
Une dernière idée pourrait être de multiplier les échanges, les connaissances des métiers dans l’Union Européenne, à travers des journées de découverte.

Devenir un acteur européen

Même si on ne vote pas encore, on peut s’investir dans l’Union Européenne. Ainsi dans une association ou dans des actions ponctuelles, comme la vente de gâteaux, de goodies, afin de financer des projets comme l’accueil des migrants, les échanges avec d’autres jeunes européens. On peut se faire aider par des adultes, mais on peut aussi être acteurs via les réseaux sociaux.

Pour nous, au final, c’est important d’être citoyen européen, d’être éduqué, de participer à l’éducation, car nous sommes mieux armés pour être ouverts aux autres, à leurs cultures.

 

Témoignages de Mathis Berthet, Thomas Gomez et Mathis Peignaux avec la coordination de Florent Leruste


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Le rire est le propre de l’homme. On pourrait parodier en disant qu’il est le propre des jeunes. En fait, pour eux, ce sont les petits riens, voire les bêtises, qui prêtent à rire. Et, bien sûr, la plus part du temps, ce sont des moments vécus en bande.

Par tempérament ou pour cacher sa timidité les jeunes aiment rire. Pour Hugo « Ça redonne de l’énergie, c’est comme du sucre. » Ils ne font pas allusion à de grands comiques que l’on peut entendre sur les médias mais, c’est bien dans des moments passés entre eux que se partagent d’abord les rires. Et, pour en souligner l’importance, Hugo de conclure. « Une semaine sans rigoler, je suis pas bien. »

Question : Veillons-nous à ce que le rire soit un moment important de partage dans nos familles ?

Voir le 8è épisode de la saison 2 : Qu’est-ce qui te fait rire ?

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