interview marie 180Louvain-la-Neuve est une ville universitaire belge connue pour sa vie associative particulière : plus de quatre-vingt « kots à projet » (foyers) s'y côtoient. Celui des Sœurs Salésiennes s'appelle le « Don Boskot ». L'objectif est de vivre dans l'esprit de Don Bosco le don de soi aux enfants, des temps de prière et de fraternité, étudiants et sœurs ensemble. Rencontre avec Marie, une habitante de ce Kot.

 

DBA : Comment s'organise votre vie dans ce "Don Boskot" ?

Marie : Nous sommes dix sur dix-huit à partager une vie commune avec les soeurs salésiennes. Cela paraît, aux yeux de certains, arriérée ! Mais nous faisons des tas de choses ! Nous apportons un soutien à l'école à côté, nous avons une prière communautaire chaque semaine, nous nous impliquons dans la paroisse étudiante de Louvain. (Lire le Le Bonheur dans la vie communautaire)

 

DBA : Quelles sont les réactions des étudiants par rappport à ton choix de vie ?

Marie : En général, la vie avec les sœurs est la première chose qui les interpelle. Elle entraîne parfois de vives réactions de moqueries et suscite régulièrement un mouvement de recul ou de questionnement sans fin. En tous cas elle ne laisse pas indifférent, car la question de la foi ainsi que de la vie consacrée fait réagir. Le plus souvent la présence des sœurs est perçue de l'extérieur comme une surveillance, un frein à la liberté encore toute nouvelle d'étudiant. Mais pour nous le partage de notre vie étudiante avec la vie religieuse se passe très bien et nous nous enrichissons mutuellement.

 

En Belgique : du neuf !

 

Un foyer Don Bosco à Ganshoren (Bruxelles). Pourquoi pas vous !

 
Sur le site Don Bosco de Ganshoren (une des communes de Bruxelles), les sœurs salésiennes ont aménagé deux grandes maisons en « foyers pour étudiantes ». Des étudiantes y vivent déjà, mais pourront être plus nombreuses dès la rentrée de septembre.

 

Ce projet s'adresse surtout à des jeunes filles (sans exclure quelques jeunes gens) qui désirent réussir des études supérieures ou universitaires y compris des stages et qui, pour cela, souhaitent trouver un lieu calme propice à l'étude dans un esprit de famille tout en ayant une certaine autonomie.

 

Un service aux enfants de l'internat et des temps de prière, de partage et de détente font partie du projet !

 

Le site des sœurs www.donboscoganshoren.be

 

Une nouvelle possibilité de « kot* » à Bruxelles !

 

Un Clip de 34 secondes présente nos foyers à Bruxelles.

 

 

DBA : Peux-tu préciser les aspects de cet enrichissement mutuel ?

Marie : Il se fait naturellement à travers les échanges de la vie de tous les jours. En fait, nous vivons très simplement cette vie commune. Nous avons la même cuisine et la même salle à manger. Nous prenons les repas ensemble, partageons quelques soirées, nous rigolons ensemble, etc... Et il n'est pas nécessaire de chercher plus loin ! Le climat est familial et sympa et on ne s'ennuie pas. Je suis vraiment très heureuse de vivre dans ce kot !

 

DBA : Votre engagement pour l'aide aux devoirs n'est-il pas trop lourd ?

Marie : Il s'agit d'accompagner une fois tous les quinze jours des enfants du primaire et du secondaire dans leurs études. Si pour certains étudiants, cela demande plus d'efforts que pour d'autres, je pense que tous nous en retirons quelque chose : patience, persévérance, autorité bienveillante, etc...

 

DBA : En quoi consiste votre engagement dans la paroisse ?

Marie : Il s'agit d'animer une messe par semestre et de préparer le repas qui suit la messe des étudiants. Parmi les kots de Louvain-la-Neuve, plusieurs ont pour finalité de faire découvrir la foi dans le milieu étudiant (par exemple des kots branchés sur Taizé ou sur l'Arche de Jean Vanier...) Ces kots sont, comme le nôtre, reliés à la paroisse étudiante et s'y investissent comme nous. Cette collaboration nous permet d'échanger et de nous soutenir les uns les autres dans la foi. Avec eux, nous organisons aussi des activités à plus grande portée telles que le Festival de la Lumière au moment de la Chandeleur et le « repas de simplicité volontaire » pour le Mercredi des Cendres. Notre engagement permet à la paroisse étudiante d'être dynamique.

Joëlle DROUIN
16 mai 2013

 


* Un kot en Belgique désigne soit une chambre d'étudiants soit un ensemble de chambres d'étudiants. A côté des kots ordinaires, il y a des « kots à projet » : des jeunes choisissent de mener, en même temps que leurs études, un projet commun : écologique, culturel, sportif, chrétien...



Mot du jour

L’éducateur prend souvent une figure paternelle. Mais il est bon que les équipes éducatives soient mixtes. Hommes et femmes apportent à l’enfant et à l’adolescent, des modes de présence et d’accompagnement différents, une écoute et une disponibilité autres. La dimension maternelle, plus affective et intuitive, complète la dimension paternelle. D’ailleurs, quand on parle de Dieu en tant qu’éducateur de son peuple, on lui prête les deux approches : maternelle (aimant et pardonnant) et paternelle (légiférant et sanctionnant). 

Don Bosco avait compris cette exigence, en demandant à Marguerite, sa propre mère, de venir au Valdocco assurer une présence maternelle auprès des jeunes. Après le décès de cette maman, il accourt au Sanctuaire de la Consolata. S’adressant à Marie, celle qu’il nomme l’Auxiliatrice (Secours des Chrétiens), il la prie de devenir la mère de tous ses jeunes. Ces derniers, éloignés de leurs parents, ou orphelins, pouvaient trouver dans la dévotion à Marie une présence maternelle. 

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