couple 180Pierre et Isabelle de Mahieu ont fait six mois de volontariat V.I.D.È.S (ONG gérée par les soeurs salésiennes de Don Bosco) au Cameroun, à Bafia, une petite ville rurale à cent-vingt kms au nord de Yaoundé. Ils sont partis alors qu'ils venaient de terminer leurs études et de se marier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DBA : Pourquoi avez-vous souhaité faire du volontariat ?


Pierre : Nous estimions qu'une vie donnée est une vie réalisée, réussie. Nous souhaitions découvrir une façon d'aborder la vie qui nous permettrait par la suite de garder en mémoire nos idéaux. Nous ne regrettons vraiment pas d'avoir donné de notre temps !

 

DBA : Quelle était votre mission au Cameroun ?


Isabelle : Nos missions ont été variées. Le matin, nous donnions cours de mathématiques et de lecture aux enfants de l'école primaire Gondon. L'après-midi, nous donnions des cours d'informatique aux élèves de CM2 pour qu'ils puissent s'initier aux différents logiciels comme word, excel, power-point... et nous proposions une aide personnalisée pour des jeunes en difficultés. Je m'occupais davantage de matières telles que le français, mais je donnais aussi des cours de mathématiques, physique et chimie. Pierre, lui, donnait des explications en mathématiques et en philosophie. Le dimanche après-midi, nous nous occupions d'une activité théâtre avec les enfants du Patro.

 

DBA : Quel est votre plus beau souvenir ?

 

Isabelle : Pour la fête de Don Bosco, nous avons eu l'occasion de rejouer la scène de la rencontre entre Don Bosco et Barthélémy Garelli. Inoubliable souvenir avec un superbe costume de Don Bosco confectionné par sœur Brigitte Bonnerave et une barrette et son pompon que j'ai confectionnés ! C'est avec beaucoup de bonheur que nous prenions aussi le temps de prier, de découvrir un peu les environs et d'aller jouer au footballavec les enfants.

 

« Nous avons vraiment appris à vivre dans un état de pauvreté habité par une paix intérieure qui s'est installée en nous. »

 

DBA : Quelles ont été vos relations avec les enfants ?


Isabelle : Après les premiers mois, j'apercevais déjà de petits changements qui m'ont encouragée à continuer mon travail. Les élèves de primaire savaient de mieux en mieux lire. Un élève de 3ème à qui je donnais des cours de math a réussi son examen alors qu'on disait de lui qu'il était un bon à rien et qu'il ne voulait faire aucun effort ! Les enfants nous souriaient et nous disaient bonjour dans la rue, me prenaient parfois par la main. Quand on leur explique ce qu'on est venu faire, ils adoptent une autre attitude que celle de considérer le blanc comme un « cochon payeur » et ils nous parlent du Cameroun et de ses coutumes avec gentillesse.


Pierre : Ce qui procure le plus de joie au Cameroun, c'est la gentillesse amicale et fière de sa population. Ils ont un courage et un bonheur de vivre qui tranchent avec beaucoup de clichés européens. Notre aide a été bien appréciée et leur intérêt pour ce que nous venions apporter me donnait le courage de travailler chaque jour de mon mieux. Les progrès étaient perceptibles même s'il fallait s'armer de patience. L'expérience de volontariat est vraiment édifiante humainement et dans la foi. Le rythme de vie partagé entre l'aide aux jeunes et la prière offre un bien-être sans nul autre pareil. L'humain est ici au cœur des préoccupations.

 

3 SALESIENNES A BIAFA

 

Trois sœurs salésiennes – Sœurs Brigitte, Lorenza et Lucie – travaillent à la paroisse, au Secrétariat à l'éducation et au Centre pastoral diocésain.

Elles animent les centres de jeunes  Marie Auxiliatrice où des activités sont proposées aux jeunes tous les jours : soutien scolaire à tous les niveaux, sport, musique, informatique...

Leur souci de répondre aux besoins des jeunes est permanent. Des volontaires motivés sont toujours les bienvenus : pour leur aide et le témoignage du don de leur vie !

 

DBA : Il y a eu également des difficultés ?


Isabelle : Nous avons senti l'absence de nos proches, familles et amis. Nous avons pris pleinement conscience de l'importance vitale de nos relations sociales. Nous avons aussi senti le changement des habitudes de vie. D'un caractère très libre et individualiste, nous devons, en communauté, nous plier à quelques règles et à un rythme de vie respectueux de chacun. Les différences de caractères sont grandes entre un jeune couple fraîchement débarqué et des sœurs ayant déjà plusieurs années d'expériences africaines. Nous avons vraiment appris à vivre dans un état de pauvreté vraie habitée par la présence du Christ et par une paix intérieure qui s'est installée en nous. Pour nous aider, il suffisait d'ouvrir les yeux sur la réalité de la majorité des enfants camerounais que nous côtoyions.

 

 

Propos recueillis par Bénédicte PITTI

14 aout 2013

 


 

 


foot 355«L'humain est ici au cœur des préoccupations.»pierre dr355«Ce qui procure le plus de joie au Cameroun, c'est la gentillesse amicale et fière de sa population.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Pour aller plus loin

 

 

 

 


Mot du jour

Lorsque Jean Bosco découvre la misère des jeunes, son premier objectif n’est pas de trouver une église ou de construire une école mais d’avoir un terrain pour jouer !

Aux éducateurs, il conseille : « Donnez ample liberté de sauter, de courir, de crier à cœur joie ». Et Marie-Dominique écrit aux sœurs de St-Cyr-sur-mer: « Dites bien aux filles que je veux qu’elles soient joyeuses, qu’elles sautent, qu’elles rient, qu’elles chantent… ! »

La cour de récréation est pour nos fondateurs, le cœur de tout acte éducatif, le centre de toutes les rencontres, de la détente, du petit mot de l’éducateur à l’oreille du jeune, du jeu collectif où chacun est vraiment lui-même, sans artifice, ni crainte ; où les aînés prennent en charge les plus petits et les timides ; où les adultes jouent avec les jeunes ; où l’on découvre ensemble les règles du vivre ensemble…

Tant et si bien qu’on dira : « Don Bosco parmi les jeunes, c’est Don Bosco dans la cour de récréation. »

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