Une journée avec Salésiens coopérateurs carréBénédicte et Denis habitent Poitiers. Coopérateurs, ils réfléchissaient au projet d'y créer un groupe « coop ». Aujourd'hui ils sont onze à se retrouver en WE à prier et réfléchir ensemble. Bénédicte et Denis ont trois enfants.  Bénédicte travaille à l'aumônerie des collèges publics à Poitiers-Est alors que son mari a un poste chez Canon. Il sillonne la région et va très souvent sur Paris. Les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Profitons de la pause du week-end pour passer une journée avec eux.

 

«Ouf !» s'exclame Denis. Après une semaine chargée de stages sur Paris et des visites chez des clients, le voilà chez lui pour décompresser. Prendre du temps avec sa famille, c'est la priorité numéro 1 du week-end. Il s'agit ici d'un week-end, un peu particulier. En effet, Bénédicte a organisé un temps fort pour les collégiens de l'aumônerie sur le thème de la prière de Don Bosco. Ils sont trente jeunes à avoir répondu présents. Et nous voilà partis vers le monastère de la Cossonière. La marche est assez longue ; cela permet à chacun de discuter. Occasion aussi de comprendre ce qui pousse Denis à s'impliquer dans les activités de son épouse. « Il est important qu'on ait des activités en commun. Il est vrai que je conçois ma mission de Salésien coopérateur dans les différents lieux où je suis : d'abord en famille. Mais aussi dans mon travail et mes engagements syndicalistes et associatifs. Je me laisse guider par une seule question : Pour quoi je m'engage ? Dans quel esprit ? L'expérience de Don Bosco me parle. Il a été proche des jeunes, les formant à être de bons chrétiens et d'honnêtes citoyens. Dans un monde qui privilégie la compétitivité, on risque de ne plus respecter la personne. L'important, c'est le dialogue avec l'équipe avec ce regard constructif salésien, pas un regard revendicatif mais qui soit force de propositions, avec des idées nouvelles, innovantes. »

SALESIENS COOPERATEURS

 Troisième branche de la Famille salésienne, les salésiens coopérateurs participent à la mission reçue de leur fondateur, Don Bosco, dans leur vocation de laïcs, là où ils sont, famille, travail, association, Église. Ils sont 35.000 à travers le monde.


Poser un regard bienveillant sur le monde d'aujourd'hui, ne pas gémir sur celui d'hier, reconnaître en chaque jeune l'amour prometteur de Dieu, lui transmettre les valeurs reçues de son baptême, se sentir et vivre en solidarité avec ceux qui nous entourent, telle est la vocation de tout chrétien sans doute, mais de chaque salésien coopérateur certainement. Si Don Bosco voyait d'abord en eux les plus proches « coopérateurs de son œuvre », aujourd'hui ils sont partenaires quand cela leur est possible des salésiens religieux et religieuses.


Leur engagement se concrétise dans une promesse qui devient pour chacun un véritable lieu de son ressourcement. Ils se retrouvent régulièrement dans leurs équipes pour une journée de prière et relire leur vie à la lumière de l'Évangile et « Projet de Vie apostolique », le livret remis le jour de leur promesse. Ils se forment à la pédagogie héritée de Don Bosco, accompagnés fidèlement par les délégués religieux et religieuses garants du charisme.

Salésiens Coopérateurs, pourquoi ?

Denis est un ancien élève de l'Institut Lemonnier. « Avec Jean-François, un ancien aussi de Lemonnier, j'ai effectué ma coopération à Kénitra dans une œuvre salésienne. Cette expérience m'a marqué à la fois par la découverte d'une autre culture et aussi de voir comment l'esprit salésien pouvait se vivre dans une œuvre marocaine. Au retour, Jean-François s'est engagé chez les coopérateurs. Un peu plus tard il m'en a parlé. Bénédicte était plutôt réservée mais me laissa la possibilité de cheminer avec le groupe de Caen. Nous avons dû déménager pour des raisons professionnelles. Nous nous sommes arrivés à Poitiers. Nous sommes rattachés au groupe de Pouillé, à côté d'Angers. »

Bénédicte prend le relais : «C'est à partir de ce moment-là que je me suis reposé la question de devenir coopératrice. Je retrouvais des familles de notre âge. La pédagogie salésienne est proche de ce que je vis au contact des jeunes. L'esprit festif, de l'action, de célébration adaptée aux jeunes, tout cela me marque et c'est ce que j'ai envie de partager avec les jeunes. Ce que j'apprécie dans nos rencontres bimestrielles du groupe de Pouillé, c'est le fait qu'on puisse faire relecture de notre vie, à la fois sur le plan professionnel et familial. Je me sens portée par le groupe dans la prière.»

Monter un groupe coop sur Poitiers : première étape

Depuis un certain temps, ils réfléchissent sur le projet de monter un groupe « coop » sur Poitiers. Ils en ont parlé à des amis et aujourd'hui ils sont onze à se retrouver le week-end, une fois par trimestre : cela commence par un temps de célébration eucharistique avec l'Eglise locale, puis un temps de convivialité autour du repas partagé. Le lendemain, une question est traitée en lien avec la vie, le monde ou l'Eglise. Les neuf amis "coop" se disent « regardants ». Ils apprécient la pédagogie salésienne. Bénédicte et Denis ont l'occasion de leur en parler quand un sujet lié à l'éducation des jeunes est abordé.

L'éducation des enfants

"Il est important de mettre en valeur chez l'enfant "le savoir être ensemble", la vie de famille. Être capable de jouer aux cartes, partir en vacances, avoir des week-ends entre nous... La notion du savoir être est celle du cœur, de la mise en responsabilité, de la confiance. Nos enfants ne sont pas tendres entre eux. Et pour dédramatiser les situations nous utilisons beaucoup l'humour. Cela désamorce le conflit, et cela montre le côté ridicule de la situation."

Au programme de la soirée : projection du film «Elle s'appelait Sarah», un beau témoignage d'histoire. Minuit est passé. Le film se termine. La journée de dimanche s'annoncera plus calme et permettra à chacun de décompresser avant de reprendre une nouvelle semaine « tourbillonnante » !

Vincent GRODZISKI

 

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Pour aller plus loin


Découvrez une présentation des salésiens coopérateurs

La promesse d'une jeune coopératrice : A 24 ans, elle s'engage pour la vie !

Retrouvez toute l'actualité des salésiens coopérateurs :

 

 

 

 

 

 

 

 


Mot du jour

« Pour ne pas se faire bouffer, il faut savoir garder une distance. » Langage de dompteur utilisé parfois par les enseignants ou les éducateurs. Toute la question est de savoir quelle est la juste distance. Trop loin, on peut paraître distant, inaccessible, difficilement abordable. Trop proche, on peut paraître jouer au copain ou au démagogue. Pour l’éducateur salésien, la présence sait se faire assez proche. Il ne faut pas craindre d’aller là où sont les jeunes, quitte à parfois « se faire jeter ». Il faut connaître ce qu’ils aiment et se plaire en leur compagnie. Il n’y a pas de « juste distance » définie une fois pour toutes. Le discernement de l’éducateur saura évaluer différemment, en fonction de la situation de chaque jeune. Une proximité amicale pourra être appréciée et bénéfique pour l’un, alors qu’elle sera vécue par un autre comme une agression, en référence à une mauvaise expérience affective. L’art de l’éducateur comprend aussi celui de savoir trouver sa place par rapport à un jeune.

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