2013 02 francoisleclere petite«Les volontaires du service civique rejoignent les enfants et adolescents dans leurs préoccupations...» affirme François Le Clère, éducateur spécialisé, chargé du recrutement et de la formation des volontaires au centre Jean Bosco à Lyon. Après deux années d'expérience, il dresse un bilan très positif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DBA :Comment est né le projet d'accueillir des volontaires du service civique dans le réseau salésien ?

FLC : Lorsque je travaillais au Valdocco d'Argenteuil, nous avions proposé à des jeunes de 17-25 ans de réaliser un service civique. Ceux-ci recevaient un accompagnement éducatif et, à leur tour, ils devenaient éducateurs des plus jeunes. Forts de cette expérience, nous avons souhaité élargir la proposition à l'ensemble du réseau. Le Père Alain Beylot, président des AMDB, a eu un accueil très positif ; il a porté cette première expérience. L'enthousiasme et le regard neuf des volontaires sont autant de chances pour rejoindre les enfants et adolescents dans leurs préoccupations.

 

DBA : Comment s'effectue le recrutement des volontaires ?

FLC : Les modalités de recrutement se font de différentes manières : par l'intermédiaire des missions locales, des candidatures spontanées dans les établissements ou par le « bouche-à-oreille ». Nous pouvons aussi nous appuyer sur le réseau des Maisons Don Bosco pour diffuser les fiches de poste. Nous avons été attentifs à la mixité des jeunes dans les recrutements. Nous recevons des jeunes d'horizons et de parcours pluriels : ce qui prime c'est le désir d'apprendre et de s'engager.

 

DBA :Quelles sont les missions confiées ?

FLC : Les volontaires exercent leurs activités en lien avec l'équipe éducative des établissements. Ces équipes sont déjà composées de professionnels enseignants, éducateurs, assistants d'éducation. Toutes les missions proposées sont liées à des projets et initiatives au côté d'enfants ou d'adolescents en difficultés : personnelles, familiales et/ou scolaires...

 

DBA : Quelle est la formation proposée aux jeunes ?

FLC : Entre tuteurs, nous avons souhaité faire se rencontrer les volontaires du réseau et penser une formation citoyenne pour eux. Nous organisons une fois par an au centre Jean Bosco une session « Citoyens au service des communautés humaines ». Cette formation est très appréciée par les participants. La rencontre d'acteurs politiques, associatifs et de l'entreprise est riche. En tant que formateur, cela nous permet d'ouvrir des échanges à la fois sur la notion d'engagement citoyen, et sur le projet professionnel de chaque volontaire.

 

DBA : Quel bilan tirez-vous de ce projet ?

FLC : Cette expérience est très positive. La présence des volontaires vient interroger nos pratiques éducatives et institutionnelles. Nous percevons déjà un intérêt pour nos structures, pour les jeunes volontaires, mais aussi pour les jeunes accompagnés. Et puis... c'est une façon moderne et dynamique de vivre la pédagogie de la responsabilisation des jeunes aux côtés des enfants que proposait Jean Bosco.

 

Pour aller plus loin

  • Éducateur spécialisé de formation, François Le Clère, trente-trois ans, enseigne à l'IUT Carrières Sociales de Nanterre (92). Il prépare une thèse en Sciences de l'Education à l'université de Paris 8.
  • Le Valdocco est un centre social Don Bosco implanté à Argenteuil et sur le Grand Lyon, où il réalise des actions auprès des jeunes en faveur de la prévention, de l'éducation et de l'insertion professionnelle.
  • Le Centre Jean Bosco, créé en 2001 à Lyon par les Salésiens et Salésiennes est un centre de formation à la pédagogie de Don Bosco.

Deux articles sur le service civique sont publiés dans Don Bosco Aujourd'hui, numéro 973, janvier 2013. Poursuivez la lecture et abonnez-vous à  Don Bosco Aujourd'hui.


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Dans le groupe, dans la classe il n’est pas si évident que cela d’être accepté, surtout si l’on affiche, un tant soit peu, une différence. Et l’on sent bien en filigrane une souffrance. Une solution : affirmer sa personnalité en s’affirmant soi-même. « Je suis comme je suis, et puis c’est tout. »

Les causes du rejet ? Camille le décrit ainsi : « les gens n’avaient pas cette ouverture d’esprit… maintenant, je me sens acceptée comme je suis, car je suis dans un cadre où les gens ont plus un style extraverti… et je me sens complice par rapport à ça. ». Mais la mise à part peut venir aussi d’un manque de confiance en soi. « Pendant un moment j’étais vraiment asocial, j’avais du mal à accepter les gens qui eux m’acceptaient. » (Raphaël). Sortit d’un problème d’acceptation demande une prise conscience des autres mais aussi un travail sur soi-même. La personnalité de chacun est en jeu.

Question : sommes-nous sensible à veiller à ce que chacun trouve sa place dans son environnement, dans la société ?

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