Laure Helene Cooperatrice pteIl n'est pas courant de voir aujourd'hui des jeunes s'engager comme salésiens coopérateurs. Et pourtant ! Laure-Hélène Randon, une jeune femme de vingt-quatre ans de Poitiers, vient de faire avec joie sa promesse de salésienne coopératrice. C'était lors du Campobosco 2012 en présence de très nombreux jeunes. Portrait d'une jeune femme pleine d'enthousiasme.

 

 

DBA. Comment as-tu connu les Salésiens de Don Bosco ?


Laure-Hélène : On peut dire que je suis tombée dans la marmite salésienne quand je suis née : je suis la petite cousine du père Albert Chambe, un prêtre salésien. C'est lui qui m'a baptisée. Mes parents ont également rencontré au Congo, un autre prêtre salésien, le père Alain Vandamme, qui m'a fait faire ma première communion. C'est grâce à lui que j'ai redécouvert la foi car je dois dire que je n'avais pas compris grand-chose au catéchisme. C'était très sympa : il venait chez nous. On s'installait dans le jardin et il faisait ainsi le catéchisme à toute la famille en même temps.Malheureusement, ce père que nous aimions tant est mort dans un accident et le père Chambe rapidement après, ce qui a un peu coupé nos ponts avec la famille salésienne.

 

DBA. Après cette rupture, comment as-tu renoué alors avec Don Bosco ?


L-H : Quand on est arrivé à Poitiers, nous nous sommes lancés dans le scoutisme. Nous y sommes devenus très amis de jeunes dont les parents étaient Salésiens coopérateurs. Ils ont proposé à mes parents de faire partie de leur groupe et c'est ainsi que mes parents sont devenus salésiens coopérateurs à leur tour. Nous, les enfants, on les suivait à ces rencontres avec beaucoup de bonheur.

 

SALESIENS COOPERATEURS

Les salésiens coopérateurs sont actifs en France et en Belgique. Ce sont des laïcs qui s'efforcent de vivre chaque jour la mission proposée par Don Bosco.

 

Les coopérateurs sont des chrétiens auxquels le Saint-Esprit a inspiré et fait choisir de vivre toutes les valeurs de la vie chrétienne laïque de manière salésienne sous une forme fraternelle. 

 

Ils sont organisés en communion avec les autres branches de la Famille salésienne, mais ils sont insérés dans l'Église locale et universelle où ils s'engagent selon leur situation personnelle et leurs capacités personnelles.

 

 

 

DBA. Qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir salésienne coopératrice ?


L-H : Le témoignage de mes parents et de ces amis. Ici à Lyon, vivre le quotidien salésien est facile : il y a les paroisses salésiennes, les communautés religieuses et beaucoup de propositions pour vivre l'esprit de Don Bosco. Mais à Poitiers, c'est moins facile. Mes parents, malgré les décès de nos amis prêtres salésiens, malgré la difficulté de se trouver loin de toute présence salésienne, nous ont élevés dans l'esprit de don Bosco. Ils se sont accrochés et c'est pour moi un très beau témoignage.

 

DBA. Comment envisages-tu de vivre ta vocation de salésienne coopératrice ?


L-H : A court terme, je souhaite continuer mes engagements auprès des Salésiens comme le MSJ ou le Vides. A plus long terme, vivre selon Don Bosco dans la vie de tous les jours. C'est-à-dire vivre la rencontre de l'autre dans l'esprit salésien : lui porter de l'intérêt, avoir de la bienveillance à son égard, cultiver la joie, la simplicité. Et enraciner tout cela dans une vie de prière et de foi chrétienne.

 

DBA. Tu viens de finir tes études d'infirmière, quel projet d'avenir as-tu ?


L-H : Je voudrais d'abord travailler en Europe pour prendre de bonnes habitudes professionnelles. J'avais fait le projet de partir ensuite quelques mois en volontariat au Kenya dans une mission salésienne. Mais vu la situation politique actuelle du pays, ce n'est pas sûr. On verra bien.

 

DBA. As-tu un message à faire passer à l'occasion de ta promesse ?


L-H : C'est grâce à tous les jeunes que j'ai rencontrés à Campobosco que j'ai pu faire cette promesse. Ce sont eux qui m'en ont donné le désir. Je veux les en remercier.

Propos recueillis par Joëlle DROUIN

14 février 2013

 


Pour aller plus loin

Consultez le site du Campobosco : Le Campobosco.

Rassemblement national de jeunes de 13 à 25 ans, un lieu de fête, de joie, de prières, de partages, de débats, de témoignages, d'échanges, d'expressions artistiques, de sports...

 

En savoir plus sur le Vidès Le Volontariat Vidès permet à des jeunes adultes de soutenir en actes et sur une durée de plusieurs mois, des missions salésiennes dans le monde.

 

 

 

laure helene coopératrice

 

 


Mot du jour

Louez-le (Dieu) avec harpe et cithare ; Louez-le avec cordes et flûte ; Louez-le avec des cymbales sonores… Ps.150

Les instruments de musique ont été utilisés, dès les origines, pour soutenir la voix humaine ou pour rythmer les pas de danse. David dansait avec sa harpe devant l’arche d’Alliance. L’apparition des divers instruments est à mettre en parallèle avec l’évolution des technologies, jusqu’à nos jours où la musique de synthèse est omniprésente dans nos cités. Pourquoi une si grande diversité d’instruments ? Pour rompre la monotonie et pour enrichir la palette des sons. Car chaque instrument a son caractère, sa personnalité. C’est ce qui a inspiré Hector Berlioz pour l’écriture de son Traité d’Instrumentation et d’Orchestration, paru en 1844. On y découvre non seulement les caractéristiques des sons émis par chacun, mais aussi le rôle qu’il peut jouer dans l’expression des sentiments et des émotions. Pour que la vie soit belle, chacun de nous est invité à jouer sa partition.

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