Jérôme (Liège), Violette (Lille), Alexandre (Landser), Ana Cláudia (Paris) : quatre jeunes ou futurs baptisés témoignent

21 février 2026

Jérôme (Liège), Violette (Lille), Alexandre (Landser), Ana Cláudia (Paris) : quatre jeunes ou futurs baptisés témoignent

En 2025, près de 20 000 adultes et adolescents ont été baptisés en France et en Belgique francophone, quasiment le double de l’année précédente. Alors que ces jours-ci ont lieu dans de nombreux diocèses ce que l’on nomme « l’appel décisif des catéchumènes », la revue Don Bosco Aujourd’hui n° 1025 vient de consacrer sept pages à un un dossier intitulé « Jeunes baptisés, cadeau et défi pour l’Église. »
Dans ce dossier, quatre très beaux témoignages de jeunes baptisés : Jérôme, Violette, Alexandre et Ana Cláudia.

 

Jérôme, 19 ans, étudiant en informatique à Liège : “C’est surtout dans la vie spirituelle et communautaire que je grandis”

“En avril 2026, je vais recevoir le baptême. Mes parents avaient souhaité me baptiser enfant, mais le décès de ma marraine a interrompu ce projet. Comme mes parents ne sont pas très pratiquants, il n’a jamais été reprogrammé. C’est à l’école Saint-Jean-Berchmans, une école salésienne de Liège, que ma foi a pris racine. Récemment, j’ai été accueilli dans la communauté salésienne. Cette proximité durable avec l’école et la communauté m’a permis d’approfondir ma rencontre avec Dieu et de découvrir la richesse du monde religieux à travers la famille de Jean Bosco.

Au fil de mes rencontres, avec des salésiens en Belgique et en France, avec des missionnaires venus d’Inde et d’Afrique, ou encore avec les salésiennes de New-York où j’ai vécu un mois et demi, j’ai été profondément marqué par leur bienveillance : je ressens le désir profond de porter cette bienveillance à l’extérieur, de la transmettre dans un monde qui en a tant besoin, et d’inviter d’autres à goûter à cette atmosphère d’accueil et de fraternité. Dans ce cheminement, ma relation à Dieu prend une place centrale. Dieu est pour moi l’architecte des lois profondes de l’univers, mais aussi celui qui les lie et les rend proches dans mon quotidien.

Ma préparation se vit à plusieurs niveaux. Toutes les deux semaines, je participe à des rencontres plus théoriques, où j’apprends à mieux comprendre la tradition et le fonctionnement de l’Église. Mais au-delà de ces cours, c’est surtout dans la vie spirituelle et communautaire que je grandis. Vivre auprès de religieux m’ouvre de nouvelles perspectives : leur manière d’accueillir Dieu et de rayonner la bienveillance m’inspire et m’aide à transformer ma propre vision du monde. C’est une école de simplicité, de fraternité et de joie qui me pousse à approfondir ma foi et à la mettre en pratique concrètement.”

Violette, 24 ans, Lille : “Le premier pas est le plus compliqué”

“Étudiante à Lille, j’ai demandé la confirmation après avoir reçu le sacrement du baptême en mars 2024. Si trouver ma place dans l’Église me semblait en premier lieu être une tâche difficile, j’ai eu la chance de me forger de très belles amitiés en me mettant au service de la communauté. Le premier pas, que l’on fait seul, est donc le plus compliqué. Mais j’encourage les jeunes à prendre sur eux, et à oser. Osez proposer votre aide au sacristain ou au prêtre de votre paroisse, osez vous rapprocher des autres jeunes, des groupes de prières, des chorales, d’un groupe de musiciens pour animer la messe…

S’il est vrai qu’un chrétien seul est un chrétien en danger, les amitiés forgées dans l’amour du Christ sont une aide précieuse pour tenir le cap dans les moments compliqués. Mais avant tout, elles sont moteurs ! Aujourd’hui, j’ai la joie d’avoir pour marraine de confirmation une étudiante qui m’accompagnait dans mon catéchuménat. D’abord sœurs dans la foi, puis amies, nous partons bientôt en pèlerinage sur les routes italiennes. Une nouvelle grâce, témoignage de l’amour que Dieu nous porte, qui me donne chaque jour davantage l’envie de l’aimer et de le suivre.”

Alexandre, 36 ans, enseignant à Don Bosco Landser (Alsace) : “Si ce chemin peut être difficile, je sais qu’il y aura toujours quelqu’un pour m’aider”

“Peu après la fin de la préparation au mariage avec le père Pascal, salésien à Landser, j’ai commencé à ressentir une forme d’appel intérieur, comme si une partie de moi avait besoin d’aller plus loin sur ce cheminement et c’est là que j’ai commencé à ressentir la foi.

Le baptême a représenté, pour moi, non pas la fin de mon cheminement, mais une étape pour aller encore plus loin, me sentir encore mieux guidé, que ce soit par le Christ bien sûr, mais aussi par la communauté qui m’a entouré lors de la préparation au baptême et après au quotidien. Depuis mon baptême, je continue de cheminer au niveau de la foi, mais avec cette assurance que si ce chemin peut être difficile, il ne sera jamais solitaire et que, désormais, il y aura toujours quelqu’un pour m’aider.

Je vis aujourd’hui ma place de baptisé comme une force, un repère qui me permet de renforcer les liens avec ma famille, mes amis et même au travail. Concernant ma famille et mes amis, cela m’a appris à aimer sans juger, à soutenir sans compter. J’ai la chance de travailler avec des jeunes, et être baptisé me donne une force supplémentaire de tendre mon cœur vers les jeunes et leurs besoins, là où parfois, on peut en manquer, et baisser les bras.

Ce cheminement m’a aidé pour accompagner les jeunes, à mieux les comprendre là où ils sont. Je pense même qu’ils m’ont aidé, sans le savoir, dans mon cheminement. En effet, en les aidant à grandir, à s’épanouir, j’ai découvert la force que l’on peut donner à une personne, en croyant en elle.”

Ana Cláudia, 23 ans, Paris : “J’ai pu fortifier ma foi au fil des rencontres”

“Je m’appelle Ana Cláudia, j’ai 23 ans et je suis heureuse d’avoir fait officiellement mon entrée en catéchuménat le dimanche 12 octobre 2025 à la paroisse Saint-Jean-Bosco de Paris. Cette étape fait suite à ma demande des trois sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et la communion. Née dans une famille catholique, j’ai toujours désiré être baptisée. Le souhait de ma mère que je devienne marraine de mon petit frère m’a motivée davantage encore. Dieu a toujours été présent dans ma vie ; il m’a montré son amour à travers les personnes rencontrées et m’a soutenue dans les épreuves.

Le parcours entamé depuis une année m’a permis de mieux comprendre le message de l’Évangile et la place de l’Église, ce corps dont le Christ est la tête. J’ai pu fortifier ma foi au fil des rencontres avec mon accompagnatrice et en groupe de catéchuménat par des prières, des partages et des temps d’enseignement.

Surtout, j’ai découvert qu’être chrétien, c’est vivre en communauté, faire connaissance avec des paroissiens si différents les uns des autres. Les côtoyer lors des célébrations eucharistiques et des journées de l’amitié renforce ma foi. Celle-ci me réconforte dans mes peines et me guide vers la lumière du Christ. Chaque jour, je demande à être convertie pour vivre dès à présent en enfant de Dieu, pour renaître dans son amour. Je serai baptisée durant la veillée pascale 2026. Une telle perspective m’emplit de joie, une joie immense, comme dit la chanson.”

 

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