Quand le présentateur du « Jour du Seigneur », David Milliat, retrouve son ancienne maison salésienne de Lyon, Notre-Dame-des Minimes

31 janvier 2026

Quand le présentateur du « Jour du Seigneur », David Milliat, retrouve son ancienne maison salésienne de Lyon, Notre-Dame-des Minimes

« L’enseignement catholique, un idéal mis à l’épreuve » : c’est le thème de l’émission proposé ce dimanche 1er février sur France 2 par l’émission Le Jour du Seigneur. Pour l’occasion, David Milliat recueille le témoignage de Régis Michel, chef d’établissement de l’institution Notre-Dame des Minimes, une des maisons salésiennes de Lyon. L’occasion d’échanger sur la manière dont son établissement s’approprie le projet de l’enseignement catholique : la transmission d’un sens, une attention portée à chaque jeune, une exigence pédagogique affirmée, l’accueil des plus fragiles et la conviction que l’éducation ne se réduit jamais à l’acquisition de savoirs.

« J’ai grandi à Tassin, j’ai doublé ma première, et je suis venu aux Minimes quand j’ai doublé ma première. J’ai fait première et terminale aux Minimes. J’ai passé le bac en 1998, terminale L, on était 13 dans la classe » se souvient-il. « Après le bac, j’ai fait une fac d’histoire, après une école de journalisme, j’ai fait un peu d’histoire des religions, puis j’ai travaillé au Progrès à Lyon et puis dans des boites de prod, des chaines de télé, des radios, puis je me suis intéressé aux questions religieuses, j’aimais bien les questions théologiques, l’idée de Dieu, et j’avais des très bons souvenirs des Minimes, l’accueil avait vraiment été un accueil chrétien, avec beaucoup d’ouverture, il n’y a pas beaucoup de jugements sur qui est qui, qui fait quoi, ça m’avait marqué. Je suis parti à Paris et j’ai travaillé un peu au Vatican pour Radio Vatican en français, puis un jour je suis arrivé au Jour du Seigneur, où je présente l’émission depuis 2013. »

Cette émission a eu une saveur particulière pour lui. « C’est très émouvant de revenir ici, on se rappelle de souvenirs, d’émotions, de lieux, de personnes. Ce que j’ai vécu aux Minimes me sert parce que je me dis qu’il y a toujours une possibilité de s’en sortir, il y a une fraternité aussi aux Minimes qui m’a aidée par la suite et une grande ouverture. Oui, ce qui m’a le plus marqué aux Minimes, c’est l’ouverture. C’est un établissement catholique, mais ouvert, ce qui n’est pas toujours le cas dans l’Église, et c’était très chouette. »

Il en avait d’ailleurs témoigné dans le livre « J’ai décidé de vivre », publié en 2018 (éditions Salvator) : « J’ai été pris dans un autre établissement catholique moins élitiste, chez les Salésiens. Ce fut une grande chance pour moi. Le responsable de niveau m’a reçu pour l’inscription. Il m’a dit que mes problèmes de comportement et mes notes médiocres de l’année précédente, c’était du passé : « As-tu envie d’apprendre cette année ? C’est ça qui m’importe. Si tu respectes les règles et que tu en veux, alors bienvenu ! »… Le directeur de Notre-Dame-des-Minimes (le père Placide Carava) était toujours disponible. On le voyait circuler dans l’établissement : il fêtait l’anniversaire de chacun des élèves. L’équipe pédagogique avait le souci de chaque jeune et témoignait à chacun d’une grande confiance. Je crois que là-bas j’ai éprouvé une vraie liberté et j’ai surtout appris à avoir confiance en moi. »

Il faut dire que le présentateur du Jour du Seigneur a vécu un traumatisme dans sa jeunesse : la perte de ses deux parents dans un tragique accident de voiture alors qu’il n’avait que 6 ans. Un traumatisme. Auquel s’ajoute une double souffrance, incontrôlable : la culpabilité et la honte. Ses parents sont-ils « partis au ciel » parce qu’il n’était pas sage ? Était-il indigne d’être aimé ? Culpabilité aussi vis-à-vis de la famille de sa tante qui l’accueille : sentiment d’être un poids. Un livre fort, d’un homme, aujourd’hui journaliste reconnu, qui n’est pas donneur de conseils, mais qui sait que son témoignage peut rendre attentif à la souffrance des enfants orphelins et libérer la parole qui donne vie.

 

 

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