Gino, Antoine, Paul, Lison, Anne, Martin : ils nous parlent du CampoBosco 2025 !
29 août 2025

Le CampoBosco, le grand camp de la fin de l’été de la famille salésienne en France et Belgique francophone a rassemblé du mardi 19 au samedi 23 août 340 jeunes (13-16 ans), aînés (17-25 ans) et volontaires. On vous a déjà raconté le thème, l’ambiance générale (retrouvez l’article en cliquant ici). Cette fois, on donne la parole à plusieurs participants, de Lyon, de Bailleul, de Pouillé, de Marseille ou encore de Philippeville.
Gino, 15 ans, Marseille
Je suis arrivé au Campo car Florian, l’éducateur du collège où je suis, nous en avait parlé il y a quatre ans. Mais il nous en a reparlé récemment et c’est comme ça que l’idée de venir au Campo m’est revenue à l’esprit. Pour un premier Campo, j’ai vraiment kiffé ! Déjà l’ambiance et la convivialité des volontaires, mais j’ai également adoré le grand jeu sur le thème de la montagne avec l’Everest d’Inoxtag, et même les moments libres où je pouvais jouer de la guitare avec mes potes et avec d’autres personnes que j’ai rencontrées. En bref, j’ai vraiment adoré le Campobosco et les activités !
Antoine, 22 ans, Philippeville (Belgique)
Premier campo pour ma part, avec la chance de pouvoir faire partie de l’orchestre avec ma trompette ! Cette semaine a été pour moi un moment riche en rencontres, en découvertes, et en partages. J’ai été impressionné par l’énergie qui régnait lors du campo, que ce soit parmi les jeunes, les aînés ou les volontaires. Une énergie mêlant simplicité, joie, respect, et attention aux autres, qui représente pour moi parfaitement la famille salésienne, ainsi que la figure marquante de Don Bosco. J’ai également beaucoup apprécié faire partie de l’orchestre, l’ambiance y était au rendez-vous ! Malgré le fait que les répétitions nous empêchaient de participer pleinement à certaines activités du Campo, cela rendait les moments d’échanges avec les jeunes et les autres volontaires plus marquants et qualitatifs. Et quelle joie de pouvoir animer les différentes veillées via la musique, cet outil complétement fou qui permet de vivre des moments de recueillement, de calme, mais aussi des moments de danse et d’enthousiasme, avec pour dénominateur commun l’action du Saint-Esprit. Le Campo en trois mots : C’était top !
Paul, 15 ans, Lyon
C’est mon troisième Campo et c’est vraiment mon camp de l’été ! C’est vraiment pas une option, je recommence chaque année. Y’a tellement une ambiance de dingue que dès le deuxième jour, t’as plus de voix. Tu te fais des amis qui viennent de partout super facilement. T’arrives, tu connais personne, tu sors, tu connais tout le monde. Si tu cherches un rassemblement de jeunes chrétiens banger [incroyable, ndlr], mais viens, en fait, pourquoi t’attends ? C’est vraiment le rassemblement de ta vie, c’est ce qui te décoince et t’éveille à la foi.
Je ne suis même pas dans une paroisse salésienne et maintenant je connais plein de salésiens grâce à ça. Je compte les jours et les mois qui me séparent du Campo suivant parce que c’est un des meilleurs moments de l’année.
Lison, 16 ans, Bailleul
J’ai vécu cette année mon troisième campo. J’ai adoré le moment où nous sommes descendus du bus et nous avons retrouvé tous nos amis de l’année précédente. Chaque année, je suis impressionnée par la veillée finale, où chacun peut exprimer ses talents. Le campo, c’est des rencontres, des chansons, de la joie, des danses, de la bienveillance, une grande famille au final !
Anne, 23 ans, Lyon
Cette année c’était mon premier campo, directement en tant que volontaire ! Ça fait deux ans que je connais les Salésiens et deux ans qu’on m’en parle, et effectivement, ça vaut le détour ! Quelle joie de voir ces jeunes tous si différents, mais partageant la même joie d’être là, ensemble ! J’ai pu coanimer un atelier en tant que volontaire, c’était incroyable de voir l’énergie que les jeunes m’étaient dedans et de les voir tous participer à la veillée des talents !
Martin, 18 ans, Saumur
L’an dernier, en seconde, j’ai découvert le CampoBosco lors d’un « mot du soir » organisé par mon lycée, le campus de Pouillé. Intéressé mais n’osant pas y aller seul, j’avais proposé à un ami qui a refusé, surtout à cause du côté religieux. Je n’y suis donc pas allé en 2024. En 2025, un nouvel ami, Silouane, m’a proposé d’y participer. J’ai accepté et nous nous sommes inscrits.
Au départ, j’étais peu rassuré à l’idée de partir en camp, n’en ayant presque jamais fait et étant non religieux dans un groupe majoritairement croyant. Avec mon côté timide et introverti, je craignais de me retrouver seul. Ce qui m’a rassuré, c’est d’y aller avec un ami. Nous sommes partis le 18 août, j’étais un peu stressé, mais un jeu de présentation m’a vite détendu. À notre arrivée, la foule m’a d’abord intimidé : le premier jour je suis surtout resté avec ceux que je connaissais mais peu à peu, j’ai réussi à m’ouvrir, à parler avec d’autres, j’ai apprécié que les rencontres se fassent naturellement, parfois même par de simples hasards.
Ce que j’ai particulièrement apprécié cette semaine, c’est la dynamique et le mouvement présents. J’avais quelques craintes concernant l’aspect religieux, mais j’ai été touché par les efforts des organisateurs pour rassembler tout le monde, croyants ou non, à travers diverses activités. Même si les temps de prière m’intéressaient moins, j’ai apprécié cette ouverture et cette inclusion. Je me suis souvent demandé, avec le côté religieux de la semaine, si moi qui ne le suis pas vraiment avais ma place et le droit de participer. J’ai également été agréablement surpris et rassuré de constater que je n’étais pas le seul à ne pas être religieux.
J’ai beaucoup apprécié toutes les activités et remercie sincèrement les animateurs. Elles m’ont permis de sortir de ma zone de confort, de m’affirmer, comme lors de la zumba, et les moments en fraternité m’ont aidé à me libérer, ce qui m’a fait beaucoup de bien.
Je me rends compte maintenant que je dois beaucoup à ce Campobosco : vraiment, j’y ai vécu des expériences inoubliables et j’ai réalisé des choses que je n’aurais jamais osé faire autrement et ailleurs.
Créativité, fraternité, art
Pour rappel, le père Rafael Bejerano, conseiller général pour la pastorale des jeunes chez les SDB, était de passage en France et a donc participé au Campo. Il a prononcé un mot du soir où il s’est adressé aux jeunes en ces termes :
« J’ai été frappé par trois points communs à tous les jeunes que je rencontre ici.
Votre créativité : sachez que je vais le partager à tous les jeunes qui n’ont pas confiance en eux.
Votre fraternité : sachez que je vais le partager à tous les jeunes qui sont dans des pays en guerre.
Enfin, votre capacité à transformer l’art en ce que vous êtes. Je vais le partager avec les jeunes mais surtout avec tous les éducateurs et éducatrices du monde.
Je vais transmettre à Don Fabio (le recteur majeur, 11e successeur de Don Bosco) la joie que j’ai reçue. Merci ! »
Témoignages recueillis par Céline BAUMET, fma
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