150 ans des Salésiens coopérateurs (7) : « Don Bosco portait la voix des plus petits et c’est ce qui m’anime le plus dans mon rôle de coop », témoigne Etienne, à Bordeaux

20 août 2026

150 ans des Salésiens coopérateurs (7) : « Don Bosco portait la voix des plus petits et c’est ce qui m’anime le plus dans mon rôle de coop », témoigne Etienne, à Bordeaux

Le 9 mai 1876, l’Association des Salésiens Coopérateurs, troisième branche de la Famille salésienne, voulue par Don Bosco, était reconnue par le Saint-Siège. En cette année du 150e anniversaire, « Don Bosco Aujourd’hui » vous propose de partir à la rencontre de ces hommes et de ses femmes qui ont répondu à un appel à suivre le Christ selon la manière de Don Bosco. Aujourd’hui, rencontre avec Etienne, près de Bordeaux.

Natif de Tours, Étienne, 53 ans, a eu plusieurs vies professionnelles : il a été journaliste en milieu rural dans le Berry, photographe indépendant, membre d’équipe d’animation pastorale et du Conseil diocésain de communication. Il a aussi été pendant plus de 10 ans délégué du Berry pour le Secours Catholique.

Mais la vie l’a mené en Gironde il y a dix ans. Il y est devenu directeur adjoint d’un établissement de la protection de l’enfance, auprès des adolescents à l’Institut… Don Bosco, l’importante maison salésienne basée à Gradignan. « Actuellement je travaille dans une MECS, qui accueille 80 adolescents de 12 à 21 ans – des MNA (mineurs non accompagnés) et des jeunes de la région. J’ai aussi un engagement d’Eglise, en tant qu’animateur de catéchuménat d’adultes depuis trois ans. »

Les salésiens, Etienne les a connus enfant : « A partir de mes 10 ans, je suis parti en colonie de vacances plusieurs années de suite, dans une structure Don Bosco : en Suisse, en Italie, dans les Alpes… Ce sont de bons souvenirs ! Je n’ai plus fréquenté le réseau Don Bosco pendant plusieurs années, puis je l’ai recroisé quand j’ai intégré, en tant que directeur adjoint, l’Institut Don Bosco à Gradignan. A travers le réseau DBAS, j’ai été dans la dynamique de la création des formations à la pédagogie salésienne. »

C’est un salésien, Jean-Marie Petitclerc, qui lui parle des coopérateurs : « J’ai intégré un petit groupe et nous avons créé, il y a trois ans, le centre sud-ouest Maman Marguerite. J’ai redécouvert Don Bosco en profondeur et j’ai discerné pendant ces années une vocation salésienne, ce qui m’a amené à identifier que les jeunes, surtout les plus défavorisés, prenaient beaucoup de place dans ma vie. J’ai fait ma promesse à Créon le 8 juin 2025, en présence du père Emmanuel Besnard. »

Être coop, cela signifie quoi pour lui ? « C’est d’abord une manière de mettre Don Bosco dans sa vie, essayer de le rendre vivant dans toutes mes relations, dans ma famille, avec les jeunes croisés au travail. A l’Eglise aussi, il arrive des personnes de tous horizons, avec des parcours chaotiques. Il y a dans cette mission de catéchumat l’accueil, l’accompagnement, que l’on retrouve chez Don Bosco. J’aime approfondir qui était saint Jean Bosco, c’est une source inépuisable d’enrichissement. » Etienne est persuadé que la jeunesse a besoin d’être défendue, comme une richesse : « Don Bosco portait la voix des plus petits et c’est ce qui m’anime le plus dans mon rôle de coop. »

 

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