François Le Clère, directeur du Valdocco

20 novembre 2014 à 11:14

François Le Clère, directeur du Valdocco

Après neuf ans de travail en collaboration, François Le Clère a succédé Jean-Marie Petitclerc à la direction générale du Valdocco. Retour sur son parcours, ses convictions… Il livre ses ambitions pour le Valdocco de demain.

 

 

 

Don Bosco Aujourd’hui : Prendre la suite de Jean Marie Peticlerc : un vrai défi ?

François Le Clère : Oui. Il s’agira d’être créatif et audacieux comme l’a été Jean-Marie Petitclerc ! Le Valdocco que j’ai connu comme éducateur stagiaire en 1999 n’est pas le même que je reçois aujourd’hui comme directeur. Il continue d’ailleurs à évoluer, à travers les chantiers éducatifs vers l’insertion, l’accompagnement pour les adolescents en mésinscription (décrochage) scolaire, et en rupture familiale, etc.

 

Mais la ligne du Valdocco reste la même : aller à la rencontre du jeune en difficulté, contribuer à la médiation entre la famille, l’école et la cité. Nos enjeux n’ont pas changé : lutter contre le décrochage scolaire, favoriser la mixité sociale et  promouvoir la mobilité.

 

 

DBA : Comment envisagez-vous le lien avec les religieux de Don Bosco ?

F.L.C. : J’attache beaucoup d’importance à la fraternité et aux échanges avec les deux congrégations. Nous piochons nos idées dans la spiritualité de Don Bosco et de Marie-Dominique Mazzarello. Cet ancrage nous est plus que bénéfique.

 

 

DBA : Quelle sera votre méthode ?

F.L.C. : Je souhaite mettre ma direction au soleil de la douceur et de la joie. Non pas que je sois d’un optimisme béat – ceux qui me connaissent savent que je suis pragmatique – mais je pense que c’est ce qui fait notre capacité à tenir dans la difficulté, à traverser les moments de crise avec des adolescents fragiles. Cette douceur vaut aussi pour nos relations entre collègues : les travailleurs sociaux sont parfois durs entre eux et ne se font pas de cadeaux. Il me semble que beaucoup d’adolescents et d’enfants ont souffert des crises conjugales et des conflits entre les adultes dans leur environnement. Nous devons prendre soin de nos liens d’équipes pour ne pas reproduire ces climats détestables qui ont conduit des adolescents à la fuite ou à la violence. Je souhaiterais que les équipes du Valdocco fassent de la convivialité une exigence éthique.

 

DBA : Vous réalisez une thèse en Sciences de l’éducation ?

F.L.C. : Ma thèse porte sur la manière dont les éducateurs et les enseignants vivent le décrochage scolaire des adolescents. J’ai ainsi perçu dans les équipes pédagogiques des difficultés à accompagner les processus de séparation et de deuils auxquels sont confrontés ces jeunes. Jean Bosco m’a appris que pour que ces adolescents puissent traverser tout cela, il faut des adultes fiables et présents dans la continuité.

 

Propos recueillis par Hélène Boissière-Mabille

 20 novembre 2014

François Le Clère
Directeur général du Valdocco

 

 

 

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Pour aller plus loin

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  • François Le Clère est aussi formateur au service formation des AMDB

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