P. Pascal Harmel, ancien curé des paroisses salésiennes de Lyon : « Ce qui est beau, c’est de prendre conscience de notre rôle de pasteur »

16 octobre 2026

P. Pascal Harmel, ancien curé des paroisses salésiennes de Lyon : « Ce qui est beau, c’est de prendre conscience de notre rôle de pasteur »

Aujourd’hui en communauté au lycée de Ressins, le père Pascal Harmel, salésien de Don Bosco, a été pendant 11 ans le curé de l’ensemble paroissial salésien de Lyon et Tassin-la-Demi-Lune. Des années marquées par des projets ambitieux et l’expérience de la fraternité.

 « Onze ans dans la communauté de Lyon Tassin ! Des années fécondes pour ma vocation salésienne.

D’abord il y a eu le temps avec le père Pierre Verger qui m’a permis de comprendre la réalité des trois paroisses, le scoutisme et l’aumônerie des jeunes de l’Enseignement public. Ensuite, le père Michel Makonga a reçu la charge de curé et j’ai été nommé vicaire pour devenir curé quatre ans après.

Ce qui est beau et émouvant, c’est de prendre conscience de notre rôle de pasteur qui conjugue à la fois l’écoute des personnes et des situations et aussi la conduite, le aller vers… Promouvoir une Église ouverte sur la société et ses défis et notamment le défi de la jeunesse.

Le pasteur ne peut pas se sentir hors du troupeau, au contraire il tire sa vitalité des hommes, femmes, des jeunes et des enfants qui attendent une présence, une parole, un engagement. J’ai pu porter en moi des projets ambitieux (rénovation d’espace, redéfinition de la pastorale des jeunes, renouvellement synodale de l’animation de la paroisse…) mais cela doit mûrir dans les personnes qui accompagnent, cela demande de l’humilité et du temps. Il faut donc nourrir en soi un ardent désir et accepter le temps nécessaire de la germination.

J’ai fait l’expérience de la fraternité effective avec tellement de Laïcs engagés et engageants. De belles personnalités avec de vrais convictions chrétienne. L’art est de permettre à ces personnes de « travailler » ensemble et de trouver pour chacun une place juste.

Évidemment, quitter une telle réalité pastorale, si belle et si riche, est un vrai deuil à assumer. Je me réjouis que mes frères Vincent Grodziski et Benjamin Dewitte aient pu entrer dans cette mission avec sérénité se sachant attendus et accueillis. »

Pascal HARMEL

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