Le quotidien La Croix rencontre mère Yvonne Reungoat, « honorée par la République »

17 février 2021 à 10:00

Le quotidien La Croix rencontre mère Yvonne Reungoat, « honorée par la République »

La Légion d’honneur accordée dans le cadre de la promotion du 1er janvier à mère Yvonne Reungoat, supérieure générale des Filles de Marie-Auxiliatrice (Salésiennes de Don Bosco) n’est pas passée inaperçue. Le correspondant du quotidien La Croix à Rome, Loup Besmond de Senneville, a réuni les deux religieuses basées à Rome « honorées par la République », mère Yvonne, ainsi que sœur Françoise Massy, à la tête des Franciscaines missionnaires de Marie.

Le journaliste souligne le paradoxe d’une République laïque décorant deux religieuses : « On les voit esquisser un sourire, avant de reprendre une gorgée de café. « Dans un pays comme la France, il n’est pas évident que la vie religieuse soit reconnue publiquement de cette manière, et cela m’a beaucoup réjouie », admet Yvonne Reungoat. « Bien sûr qu’il y a l’évangélisation, mais cette vie-là est aussi une façon d’être un signe pour la société de ce que l’on peut vivre », renchérit-elle.  « Moi, si j’ai choisi la vie religieuse, c’est pour être au service de Dieu, du monde et de la société. Donc oui, cela rejoint un certain nombre de valeurs de la République », poursuit sœur Françoise Massy, originaire de Bergerac.

Sœur Yvonne voit dans cette décoration une large « reconnaissance de la vie religieuse », ou en tout cas de son rôle dans la société. Celle qui a donné sa vie à une congrégation formée par 11 600 religieuses investies (entre autres) dans les écoles y voit même un soutien par la République de l’importance donnée à l’éducation, « la chose la plus importante qui existe pour construire l’avenir d’une société. Elle est le fondement du futur d’un pays. » « Quand vous avez une vision mondiale, les carences de certains pays vous sautent au visage, notamment dans le secteur de l’éducation des filles dans certaines zones d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine. » Le choc ressenti lors de ses huit années passées en Afrique de l’Ouest, ne l’a jamais quitté. « Quand tu vois des gens mourir de maladies que l’on prendra simplement en charge en France… » souffle-t-elle…

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