Chefs d’établissement : incarner les valeurs de Don Bosco dans le management

7 octobre 2016

Une première pour la rencontre de rentrée ! Chefs d’établissement et directeurs des maisons d’action sociale se sont rencontrés en septembre au Centre Jean Bosco, à Lyon. Cette rencontre avait pour thème : le bien-être au travail. Un thème à la mode. La plupart pensait n’avoir rien à apprendre… et pourtant : la qualité des échanges a permis des paroles en vérité sur le bien-être et son corollaire, le mal-être au travail. La question du sens était centrale.

 

Incarner les valeurs de Don Bosco dans le management

Quel sens donner à son travail ? Jean-Jacques Montlahuc, directeur d’une agence de Team bulidng à Lyon, a accueilli avec bienveillance les questions qui habitent les participants. Comment réussir un travail collectif ? Comment élaborer un projet d’établissement fédérateur ? Comment s’y prendre pour incarner la valeur « confiance » ? Et comment intégrer ces valeurs dans un management d’équipe ?

L’intervention a été passionnante. Connaissant le terrain, Jean-Jacques Montlahuc a ressaisi chacune des questions à partir de cas concrets. Pour éviter de résumer trop sa pensée, une interview sera publiée prochainement sur le site don-bosco.net.

Dispositifs spécifiques : comment les établissements scolaires s’adaptent ?

François Le Clère, directeur général du Valdocco, a, quant à lui, centré son intervention sur les dispositifs mis en place pour accompagner les jeunes en voie de décrochage dans les établissements scolaires. La chance du réseau Don Bosco est, en effet, de concilier des dispositifs différents au sein même d’un établissement. Exemple à Nice, à Lyon, à Argenteuil, à Caen. Quelle est l’articulation entre ces dispositifs et l’établissement scolaire ? Les exemples sont nombreux, chaque dispositif a présenté son fonctionnement et sa spécificité.

  • la classe relais de Lyon, le lycée Don Bosco et le Valdocco
  • la classe Rebond de Caen, l’Institut Lemonnier
  • la classe Slam de Nice, le lycée Don Bosco et le Valdocco
  • le dispositif CLIS
  • Adoval du Valdocco Argenteuil (hors l’établissement scolaire)

Ce fut l’occasion d’échanger sur les chances et les limites de chacun des systèmes. Pouvoir accueillir des jeunes en voie de décrochage tout en les maintenant dans l’établissement est une chance, mais cela ne va pas sans difficultés. Par exemple : comment accepter le retard régulier des jeunes ? Faut-il concevoir un règlement spécifique ? Comment échanger avec des éducateurs spécialisés qui ne parlent pas le « même langage » que les enseignants ? Comment travailler ensemble ? Comment éviter que le jeune soit stygmatisé ou qu’il ne se stygmatise lui-même ?

Au début de la session, on avait l’impression de travailler deux thèmes. Or, après avoir parcouru l’ensemble, on s’aperçoit que non. Si l’on favorise le bonheur au travail, on est plus à même d’accueillir des jeunes en difficulté.
Soulignons l’avancée notable de cette rencontre qui a permis à chacun de faire connaissance et de se rencontrer. On apprend beaucoup des autres. C’est la force et la richesse de ce réseau.

 

Des figures du réseau partent, d’autres arrivent 

Deux figures du réseau Don Bosco ont profité de cet été 2016 pour faire valoir leurs droits à la retraite : Gérard Schaffhauser quitte ainsi l’institut Don Bosco de Wittenheim (500 élèves), qu’il dirigeait depuis 22 ans. Pierre de Lansalut, lui, était à la tête, depuis la rentrée 2010, du collège Don Bosco de Gières (dans l’Isère, 850 élèves). Et aujourd’hui, Dominique Picques a pris le relais de Gérard, et Sandrine Roche de Pierre. C’est aussi Alain Beylot qui quitte sa mission de responsable de tutelle du réseau des établissements. Le père Jean Noël Charmoille le remplace à cette fonction. 

Six nouveaux établissements
s’associent au réseau Don Bosco 

Le réseau des frères du Sacré-Cœur, une congrégation fondée en 1821 à Lyon, se rapproche du réseau Don Bosco : il compte 6 établissements en France (Asnières, Lyon, Ecully, Sainte-Sigolène, Dunières et Saint-Chély-d’Apcher) pour un total d’environ 4 000 élèves. Le réseau accueille aussi l’établissement de Notre-Dame des Ardilliers à Saumur (49). Le père Jean-Noël Charmoille, salésien, les accompagnera durant les deux prochaines années. 

Les établissements de Rodez, associés depuis deux ans, passent aujourd’hui sous la tutelle des salésiens de Don Bosco.

 

Oeuvres salésiennes