Elyes et Valentin, polytechniciens stagiaires au Valdocco

15 octobre 2017 à 5:10

A l’école Polytechnique, les élèves commencent par une formation humaine pendant six mois qui peut être soit militaire, soit dans la société civile. Elyes et Valentin ont choisi de s’engager au Valdocco de Lyon. Impressions.

 

Des étonnements en arrivant au Valdocco ?

Le Valdocco 

Le Valdocco est un organisme à caractère social fondé sur les inspirations de la pédagogie de Don Bosco et dont les antennes se trouvent à Argenteuil, Nice, Lille, Lyon. Il fait partie du Réseau Don Bosco Action Sociale.

 

Le site : Le Valdocco

La page facebook du Valdocco

Elyes : Oui, la bonne ambiance au travail ! Même si je savais que j’étais dans le secteur de l’animation, je ne m’attendais pas à telle une ambiance décontractée. Les relations sont humaines et on travaille efficacement : un équilibre qui m’a surpris.

Valentin : Ma surprise a été plutôt du côté des jeunes accueillis à Laurenfance. C’est une sorte d’école adaptée : les jeunes sont placés là par la Justice ou l’Aide Social. Ils étaient dix jeunes de 13 à 17 ans. Pour le groupe des plus jeunes : on fait tout pour qu’ils réintègrent une formation, on essaye de leur donner envie d’apprendre, on les entraîne à respecter un cadre. On apprend aux 16-17 ans à faire un CV, une lettre de motivation, on les aide à passer leur permis moto.

Quelles découvertes avez-vous faites ?

Valentin : Nous avons découvert « la vie sans les parents » : le frigo vide, la lessive à faire, le ménage… Nous avons trouvé intéressant de connaître un peu plus ce qu’est la religion catholique. Je suis athée et, Elyes, est de religion musulmane,

Et par rapport à Don Bosco, sa pédagogie ?

Elyes : J’ai lu sa biographie en arabe. Ce que j’apprécie chez Don Bosco, c’est le courage, la volonté d’aller là où ça va mal et où c’est difficile, et de ne pas avoir peur des rencontres, car c’est en ayant peur que ça devient difficile. Il va sur le terrain : on ne peut pas agir chez soi, à distance. Il faut se bouger vers ce qu’on veut changer et le changer par soi-même.

Valentin : Je ne peux pas faire de comparaison avec d’autres types d’approches pédagogiques, car c’est la première fois que je suis animateur. Mais la bienveillance chez Don Bosco m’a beaucoup plu.

« J’ai fait plus de rencontres pendant ces 6 mois
que pendant les 5 dernières années de ma vie. »

Que retenez-vous de ce stage pour votre vie ?

Elyes : J’encouragerai toutes les personnes à se déplacer et à faire des rencontres. J’ai fait plus de rencontres pendant ces 6 mois que pendant les 5 dernières années de ma vie. Chaque rencontre est un enrichissement, ça brise les préjugés, la peur, l’appréhension.

Valentin : Je n’avais pas les préjugés que l’on entend parfois dans les médias sur les « jeunes des banlieues ». Mais, au début, je pensais que les enfants seraient peut être assez durs, réticents et j’ai été surpris en animation de rue. Les enfants des banlieues, ce sont avant tout des enfants ; quand on leur propose un ballon, ils jouent. Ils demandent de l’affection. Même les jeunes de Laurenfance peuvent être par moments énervés, difficiles. Mais il y a plus de moments où ils sont super attachants et ça donne vraiment envie de les aider.

 

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