Le Valdocco Lille à Farnières : place à l’imaginaire

14 septembre 2017 à 5:15

Durant l’été, le Valdocco Lille organise des séjours de vacances. Cet été, ils étaient 15 pré-adolescents et 3 bénévoles, frère Bruno et sœur Amélie à partir dans les Ardennes belges, à la maison Notre Dame aux Bois à Farnières. Ils ont découvert un village où la garde forestière avait disparu depuis plusieurs jours…

 

« Ce qui m’a frappé c’est la force de l’imaginaire sur les enfants. Leur capacité à jouer le jeu, même s’ils savent que c’est faux » déclare Guillaume, jeune accompagnateur du séjour des jeunes lillois à Farnières.

« J’étais déguisé en maire, Alexis, était le boulanger. Nous étions déguisés la plupart du temps au milieu des enfants de 12-13 ans. La plupart viennent des quartiers Sud de Lille, de familles très défavorisées. »

La place de l’imaginaire est centrale dans le séjour des jeunes de Lille Sud

C’est l’histoire d’une lampe magique, d’un message effacé, d’une garde forestière enlevée. « Cela fait plus d’une semaine que chaque nuit les habitants du village de Farnières entendent des bruits étranges dans la forêt. Après plusieurs battues et expéditions nocturnes, impossible de retrouver la garde forestière…. »

Chaque jour, une nouvelle histoire dans l’histoire, et de nouvelles activités

  • Mardi : tout le village est à la recherche de la garde forestière qui a disparue. L’occasion d’une balade dans la forêt de découvrir le vocabulaire (faune et flore) associé à cet élément naturel si peu connu de ces citadins !
  • Mercredi : la policière entraîne les enfants avec le jeu du sifflet et le vélo permet d’organiser des battus. L’occasion d’apprendre à faire du vélo, travailler l’équilibre, le goût de l’effort et de la persévérance, faire des stratégies, penser ensemble une action coordonnée…
  • Jeudi : les enfants découvrent dans leur chambre : « Si la lampe est trouvée, la forêt sera sauvée. » Il faut se cacher dans la forêt… les activités cabanes sont lancées ! Quoi de plus fondateur dans une vie que de construire sa maison. Qu’est-ce qui va faire qu’elle sera solide ? De quoi a-t-on besoin ? Et au soir, dans la nuit les bruits semblent amplifiés, les peurs les plus ancestrales remontent, il faut les dominer, compter sur ses voisins pour se rassurer, chercher et découvrir en soi de nouvelles forces de courage jusqu’alors inconnues.

Et ainsi de suite : à chaque rassemblement, pendant chaque repas, avant le mot du soir, un épisode de l’histoire s’ajoute et un élément pédagogique se déploie.

L’imaginaire permet aux jeunes d’enchanter leur quotidien. Mais c’est surtout un merveilleux outil pédagogique pour l’équipe éducative qui par chaque jeu cherche à faire progresser le jeune, ou le groupe, dans un domaine ciblé. Guillaume fini par dire : « Le meilleur, c’était la veillée le soir dans la forêt de Farnières. Les jeunes étaient à fond dans l’histoire. » A croire que l’imaginaire emporte aussi les adultes dans une autre dimension…

 

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