Michel Vantalon : « Cet engagement, c’est un peu le sel de ma vie. »

26 décembre 2018 à 12:55

Michel Vantalon : « Cet engagement, c’est un peu le sel de ma vie. »

Bénévole, puis président du Valdocco pendant plus de 11 ans, Michel Vantalon vient de laisser sa place à Christine Meaux. Pour Don Bosco Aujourd’hui, il revient comme il le dit lui-même, sur « cette longue aventure » qui a constitué un des moments forts de sa vie.

 

Le Valdocco 

Le Valdocco est présent au cœur de 9 quartiers prioritaires, mobilisant 300 bénévoles, salariés et volontaires, auprès de 1500 enfants, adolescents et leurs familles. Par des activités dans et hors du quartier, le Valdocco offre à chacun des occasions de se dépasser, s’ouvrir à la rencontre et construire une vie plus reliée.

« Au Valdocco, j’ai d’abord été bénévole puis administrateur, avant d’accepter la présidence en 2007, suite au décès prématuré de François-Xavier Lescanne.

Cet engagement, c’est un peu le sel de ma vie. Je suis un catholique convaincu mais je ne ferai jamais de ma foi un étendard. Aussi, ai-je aimé le caractère laïc du Valdocco qui lui permet, dans le respect des cultures et religions de chacun, d’être un acteur du mieux vivre ensemble, par des actions de soutien scolaire, d’animation de rue, de médiation, de préventions générale et spécialisée et d’insertion, à Argenteuil, Lyon, Nice et Lille.

En 11 ans…

De cette période, je garde notamment en mémoire : l’ouverture du Valdocco à Nice et Lille ; la création de Laurenfance ; l’accueil de jour et internat au Valdocco Grand Lyon ; l’implication de François Le Clère comme directeur général ; le passage de relais réussi après Jean-Marie Petitclerc ; la formidable et émouvante cohésion avec les familles lors des vœux de janvier 2015 – une semaine après l’attaque de Charlie Hebdo ; la construction de nouveaux locaux à Argenteuil ; et plus récemment l’activation du réseau DBAS et la clarification du rôle de chacun au sein du Valdocco.

Je souhaite que le Valdocco soit toujours conscient de ce qu’il apporte, et qu’il ose exprimer ses convictions. C’est un bel outil qui propose aux jeunes, là où ils sont, une démarche éducative dans la durée, pour les accompagner dans la construction de leur avenir. Au-delà des « recettes éducatives » (école, famille, cité, mobilité, mixité…), il y a un engagement fort des salariés, des bénévoles et des partenaires.

Il faut pouvoir défendre ce que nous soutenons, montrer aux financeurs l’impact social de notre action. A notre manière de dire et redire que, pour prévenir les dérives notamment vers la radicalisation, la prévention générale auprès des plus jeunes doit, elle aussi, et de plus en plus, avoir toute sa place.

Poursuivre « Valdocap 2025 »

Les axes forts de développement, qui ont émergé en 2018 de la réflexion collective « Valdocap 2025 », ont permis d’actualiser le projet associatif. Sa mise en œuvre nécessite toujours plus de formation des salariés et des bénévoles.

En passant le témoin à Christine Meaux, je souhaite que les responsables associatifs veillent à toujours maintenir la cohésion entre salariés, bénévoles, stagiaires, services civiques, familles, cohésion qui fait la force du Valdocco. N’oublions jamais ceux qui sont au cœur de notre action : les jeunes. Développons l’écoute et la relation car, comme le dit Don Bosco, « Il faut non seulement que les jeunes soient aimés, mais qu’ils se sachent aimés ».

 

Oeuvres salésiennes