Déplacements scolaires : « Je suis épuisé » témoigne Gabriel, élève à Don Bosco Marseille, dans La Provence

18 avril 2026

Déplacements scolaires : « Je suis épuisé » témoigne Gabriel, élève à Don Bosco Marseille, dans La Provence

Le quotidien La Provence s’est intéressé aux lycéens parfois contraints d’effectuer plusieurs heures de trajets par jour afin de poursuivre leur scolarité. Un sujet en lien avec les propos du président de la République, Emmanuel Macron, qui s’est redit, début février, « favorable » à des journées « plus courtes » pour les lycéens.

La journaliste, Calypso Sadousty, fait notamment témoigner des jeunes du lycée Don Bosco de Marseille. Ici, sur les 700 jeunes accueillis, près d’une centaine sont contraints de parcourir plusieurs heures de trajet par jour pour suivre leur scolarité. Don Bosco est, par exemple, le seul dans la région à proposer la filière graphisme.

C’est la raison pour laquelle Gabriel Ederle a décidé de venir à Don Bosco. Seulement, le jeune lycéen en bac pro BMA habite Forcalquier… Quotidiennement, il parcourt près de 3 heures de transport. Le matin, il se lève à 5h, le soir, il ne revient pas avant 20h. Un rythme de vie soutenu, qui ne lui permet pas de se reposer comme il le souhaite. « Ce train de vie m’épuise. Mon corps a commencé à lâcher en décembre. À cause de ma fatigue extrême, j’avais des migraines intenses et des vomissements. Le manque d’activité sportive m’a fait prendre du poids. »

Avant même de monter dans son train, le lycéen doit se faire conduire à la gare de Rognac par son père. Dépité, il poursuit : »Lorsque personne ne peut m’y mener, je dois rater les cours. À pied, le trajet équivaudrait à 5h de marche » souffle-t-il.

Pour Yannick Pelissier, directeur du lycée Don Bosco, ce n’est pas seulement un problème d’emploi du temps. « Dans les territoires moins peuplés, les élèves vont être amenés à faire des déplacements plus compliqués. S’ajoutent les filières rares qui ne se trouvent pas partout. Ce sont des contraintes qui les forcent dans tous les cas à parcourir des trajets pénibles. » Face à ce problème, le proviseur propose une solution. « Nous pourrions proposer des logements aux élèves. Un internat est un coup élevé pour un lycée. Mais nous pourrions en mutualiser un avec d’autres établissements scolaires ce qui permettrait des prix moins dissuasifs pour nous, ainsi que pour les familles. »

En France, un adolescent manque en moyenne d’une à deux heures de sommeil par nuit.

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