lycee train de la memoire auschwitz 001 Depuis plus de 20 ans, le Train de la Mémoire propose à des lycéens de partir à Auschwitz. Les jeunes arrivent sur les lieux, forts d’une préparation sérieuse et approfondie, pour revisiter cette période sombre. Les jeunes revoient l’histoire pour s’engager dans le présent, changer les choses.Logo video80

Le projet du Train de la Mémoire 

Depuis 1995, des enseignants et des historiens ne cessent de proposer à des élèves de lycées (Premières et Terminales) d’aller en Pologne pour visiter les camps d’Auschwitz et Birkenau. Une association loi 1901 « Le Train de la mémoire » a été créée en décembre 2013. Son but est d’entretenir la mémoire de la Shoah auprès de lycéens et d’adultes en vue de les faire réfléchir sur leur responsabilité dans la société.

« A travers cette marche vers le camp d’extermination d’Auchwitz-Birkenau, on avait le poids de l’histoire : on avait l’impression que le temps s’est arrêté. Tout est vide et on ressent le poids de la présence des personnes qui sont passées ici », partage Calixte, élève en Terminale à Notre-Dame de Sion à Paris.

Du choc émotionnel au sens de l’engagement

Cela fait plusieurs mois qu’ils se sont préparés à vivre ce moment. Ils proviennent de treize établissements différents. Tous les élèves ont écrit une lettre de motivation. « Au départ, j’y suis allée pour des raisons hyper égoïstes, confie Lucie, en Terminale à Massillon. Parce que je voulais un choc émotionnel. Et en fait plus j’avançais dans la préparation, plus j’ai eu envie d’y aller parce que je voulais nourrir ma vision du monde ». Et pour Margaux, de Notre-Dame de Sion à Saint-Omer : « J’avais envie de me construire, de changer ma vision des choses du monde et donc de repartir avec de nouveaux idéaux, de nouvelles forces, et d’avoir envie de changer les choses. »

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Un tel voyage offre de se retrouver face à soi-même

Dans le camp, les jeunes prennent le temps du recueillement enraciné dans une mémoire vive. Ils lisent des noms de personnes disparues dans la Shoah, suivie d’une prière juive et du psaume 73, décrivant le combat qui se déroule dans le cœur du croyant. Elie Bennaroch, Président du FSJU-Marseille (Fonds Social Juif Unifié), qui accompagne le groupe, précise : « Cela fait référence au récit biblique. N’oublie pas que tu es étranger. Ne méprise pas l’étranger. Tu dois t’en occuper, l’accueillir. » En marchant sur les rails, Angèle, du lycée St-Aspais à Melun, partage sa réflexion : « Maintenant c’est à nous de prendre notre vie en main. C’est un cadeau qu’on fait aux victimes et c’est un cadeau qu’ils nous font. »

Pour Jérôme Prigent, oratorien, « Un tel voyage offre de se retrouver face à soi-même, face à un rude questionnement, face à l’autre même que nous sommes, face à l’étranger que nous pouvons être, à nous-mêmes quelque fois ; et ça bouscule nos propres attitudes en de nombreuses situations. »
Sylvie Bénegmos, professeur à Fénélon, porte cette conviction : « Chaque élève est comme une petite flamme d’histoire. C’est à cette génération de porter un message fort de paix, de respect de l’autre. »

 

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Les 13 établissements participants
à ce 10ème Train de la Mémoire 

Notre-Dame de Sion (Evry) ; Notre-Dame de Sion (Marseille) ; Notre-Dame de Sion (Paris) ; Notre-Dame de Sion (St Omer) ; Oratoire. Massillon (Paris) ; Oratoire Saint-Erembert (Saint-Germain en Laye) ; Oratoire Saint-Martin (Pontoise) ; Fénelon-Sainte-Marie (Paris) / ITEC (Grenoble) ; Aumônerie (Amboise) ; Saint-Louis / Saint-Clément (Viry-Chatillon) / Saint-Aspais (Melun) / Lycée de la Sauque (La Brède)

Le programme 

  • Marche vers Auschwitz/Birkenau
  • Visite du camp avec une célébration de la mémoire
  • Table ronde à l’auditorium d’Auschwitz, avec présentation théâtrale de « Yossel Rakover »
  • Messe au Carmel
  • Visite du camp Auschwitz

 

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Mot du jour

« Pour ne pas se faire bouffer, il faut savoir garder une distance. » Langage de dompteur utilisé parfois par les enseignants ou les éducateurs. Toute la question est de savoir quelle est la juste distance. Trop loin, on peut paraître distant, inaccessible, difficilement abordable. Trop proche, on peut paraître jouer au copain ou au démagogue. Pour l’éducateur salésien, la présence sait se faire assez proche. Il ne faut pas craindre d’aller là où sont les jeunes, quitte à parfois « se faire jeter ». Il faut connaître ce qu’ils aiment et se plaire en leur compagnie. Il n’y a pas de « juste distance » définie une fois pour toutes. Le discernement de l’éducateur saura évaluer différemment, en fonction de la situation de chaque jeune. Une proximité amicale pourra être appréciée et bénéfique pour l’un, alors qu’elle sera vécue par un autre comme une agression, en référence à une mauvaise expérience affective. L’art de l’éducateur comprend aussi celui de savoir trouver sa place par rapport à un jeune.

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