don bosco Petitclerc gilets jaunes 2 Alors que nous venons de vivre l’acte 6 des gilets jaunes, Jean-Marie Petitclerc, salésien de Don Bosco et éducateur spécialisé, nous livre son point de vue.

 

don bosco Petitclerc gilets jaunes 1 Voir une minorité violente d’ultra-gauche s’affairer à provoquer le chaos pour installer l’anarchie, ou une minorité violente d’ultra-droite le faire pour installer une dictature, ne constitue pas en soi un fait nouveau.

Voir de jeunes pilleurs, issus pour la plupart de quartiers défavorisés, profiter du chaos pour s’approvisionner en vêtements ou en objets de luxe, là encore, rien de nouveau sous le soleil !

Mais voir des gilets jaunes, des Madame et Monsieur « Tout le Monde », se laisser embarquer dans une telle violence à l’égard des biens et des forces de l’ordre, c’est, comme le disent tous les observateurs, du « jamais vu » dans l’escalade de la violence. Et cet exemple est désastreux auprès de la jeune génération. On voit alors des lycéens se mettre au diapason d’un tel comportement !

Face à la violence

La premiere fois que quelqu un m a sourri couv Ayant travaillé en qualité d’éducateur spécialisé durant quarante années auprès de jeunes en difficultés domiciliés dans les quartiers qualifiés de sensibles par notre République, j’ai souvent été confronté à la violence, individuelle ou collective. J’ai appris à distinguer une violence « mode d’expression » d’une colère non contenue, qu’il s’agit de comprendre - même si on ne doit pas l’excuser - , d’une violence  « mode d’action », qu’il s’agit d’interdire et de sanctionner.

Apprendre au jeune à mettre des mots sur son mal-être, afin de ne pas être tenté d’utiliser la violence comme une sorte de langage en actes, et lui apprendre à respecter la loi, qui interdit d’utiliser la violence comme mode d’action, ont toujours constitué pour moi deux axes forts de mon travail d’éducateur.

Pour une culture de la négociation

Livre

Jean-Marie Petitclerc, est l'auteur de « La première fois que quelqu’un m’a souri », petit traité d’éducation à la paix qui vient de paraître aux éditions « Presses d’Ile de France »

La premiere fois que quelqu un m a sourri gp

Voilà pourquoi je suis consterné en voyant ces gilets jaunes – rappelons bien sûr qu’il ne s’agit que d’une minorité, la majorité se déclarant pacifiste – utiliser la violence pour manifester leur colère, plutôt qu’élaborer ensemble un certain nombre de revendications à transmettre à l’autorité politique. Je crois que ces adultes, encouragés par certains politiciens, ont perdu de vue leur mission éducative auprès de la génération suivante.

Il est vrai que, dans notre France, continue d’être diffusée l’idée que seule la lutte peut faire avancer la question des droits. Ce message n’a cessé d’être porté par les XIXème et XXème siècles. Et si on entrait, durant ce XXIème siècle, dans une culture de la négociation plutôt que celle de la lutte, une culture du dialogue plutôt que de l’affrontement !

don bosco Petitclerc gilets jaunes 3 Je suis convaincu qu’une majorité de concitoyens, attachés à la fraternité républicaine, partagent cette conviction. Et je compte sur eux tous pour transmettre ce message à la jeune génération.

Encore faut-il que les responsables politiques, élus démocratiquement, n’oublient pas que l’écoute de leurs concitoyens doit toujours constituer leur premier devoir et que leurs apports doivent toujours se placer sous le signe du dialogue et de la négociation, plutôt que de la joute verbale et de l’affrontement.

L’enjeu de la paix et de la fraternité

N’est-ce pas là la seule voie possible pour sortir de cette crise qui débouche sur une telle violence non contenue ? … Et n’oublions pas que ce seront toujours les petites gens qui en seront les premières victimes.

N’est-ce pas le chemin d’éducation qu’il nous faut emprunter avec les jeunes d’aujourd’hui : apprendre à toujours privilégier le dialogue a la lutte.

C’est seulement ainsi que pourra avancer la cause de la paix et de la fraternité.

Jean-Marie Petitclerc, éducateur spécialisé, sdb.


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Indispensable, pas indispensable une ou un meilleur ami ? Pas forcément, mais reste qu’elle ou il est souvent là. Ce lien s’enracine fréquemment dans la petite enfance. Nos jeunes interviewés en attendent du soutien, de la bienveillance.

Pour William avec un meilleur ami on se doit de conjuguer les verbes « rigoler » et « épauler ». Tara résume bien le sentiment de beaucoup : «… quelqu’un qui essayera de faire en sorte que je prenne toujours un bon chemin… qui m’aidera à avancer dans ma réflexion… avec qui je peux débattre… qui pourra m’accompagner dans les difficultés de la vie… qui sera toujours là. »

Question : Que sont nos amis devenus… ?

Voir le 8è épisode : Un meilleur ami ?

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