Les rois mages et le petit chien

9 janvier 2021 à 3:00

Les rois mages et le petit chien

Les rois mages ont suivi l’étoile, symbole de la sagesse, qui les guide. Ils ont découvert la vraie sagesse : mettre au centre de leur action et de leur pensée celui qui a le moins, l’enfant sans parole, dans une étable, celui sur qui on ne parierait pas un sou. En ce temps d’Epiphanie, c’est un peu ce que nous raconte le père Bruno Ferrero, dans le bulletin salésien de ce mois de décembre.

Il y avait, à l’entrée de la ville, une belle villa au milieu d’un grand parc, avec des arbres magnifiques, de vastes parterres de fleurs pleins de couleurs. Le petit garçon aimait se promener le long de la clôture. Un jour, sur la grille d’entrée, il vit un panneau qui disait : « Jeunes chiens de race, à vendre ».

Le gamin repassa plusieurs fois devant l’avis, et finalement, bien décidé, il appuya sur la sonnette. La propriétaire vint ouvrir. Il avait l’air sympa, il souriait. Timidement, le petit garçon sourit à son tour, puis il mit la main dans sa poche et tira quelques pièces :

  • J’ai deux euros et 37 centimes. S’il vous plaît, est-ce que je pourrais voir les petits chiens ?

L’homme siffla, et d’une niche qui portait l’inscription « Lady » sortit une chienne splendide et élégante, suivie de cinq magnifiques jeunes chiens. L’un d’eux, cependant, restait un peu en arrière, il boitait.

  • Qu’est-ce qu’il a ?, demanda le gamin

Il a une déformation de la patte. Le vétérinaire dit que probablement il boitera toute sa vie.

  • Je voudrais l’acheter, si vous le voulez bien.

Je te l’offre, dit le monsieur. De toute façon, je ne réussirais pas à le vendre.

Le garçon répondit vivement :

  • Non ! Il vaut autant que les autres. J’apporterai un peu d’argent chaque semaine, jusqu’au moment où j’aurai payé la somme juste.

Mais pourquoi veux-tu acheter un chien handicapé ? Il ne pourra jamais courir avec toi !

Le petit garçon se baissa et remonta son pantalon. Sa jambe était mal formée et entourée d’une attelle métallique :

  • Moi non plus je ne cours pas très bien. Il aura besoin de quelqu’un qui le comprenne.

 

Bollettino salesiano décembre 2020, p.41

Traduction : Jean-François Meurs

Famille Salésienne