Alors je me levais

11 avril 2014 à 9:28

Cela faisait des heures que je marchais, sans autre nourriture que les blessures du chemin.

 

J’en eus assez et m’arrêtais, avec l’envie de tout abandonner : pourquoi risquer ainsi mes jours et perdre ma vie en goutte à goutte ? Je me souvins de ta propre route : jamais tu n’eus un regard en arrière, en dépit de ce qui t’attendais. Ton visage décidé continuait de sourire à nos craintes et nos lâchetés ; ta parole inlassablement venait refaire nos forces, même au moment de ton départ où, pourtant, nous avions fui. Je vis alors ce que signifiait « aimer à en mourir », comme si ta parole et ton regard venaient une nouvelle fois me rendre visite. Alors je me levais et repris la marche.

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