Dans la détresse, comment croire ?

25 mai 2020 à 5:30

L’Evangile d’aujourd’hui nous pousse à nous questionner, à nous re-questionner, voire à redécouvrir notre foi. Un petit exercice que ces derniers mois, nous aurons peut-être pu faire.

Je souhaite vous partager aujourd’hui, une réflexion en lien avec  cet Evangile (Jean 16, 29-33),  de Myriam de Gemma*, qui a fait sens pour moi et qui, je l’espère, fera sens pour vous.

Ce dialogue entre Jésus et ses apôtres se situe lors de la Cène. Jésus ne leur parle pas en images, mais avec des paroles claires et directes. Et du coup, les apôtres affirment leur foi en Jésus Fils de Dieu.

Jésus sait bien que la foi est facile à affirmer quand tout va bien, mais que ça l’est beaucoup moins quand tout va mal. Les apôtres ne se doutent absolument pas de ce qui les attend et Jésus, une fois de plus leur rappelle qu’il va être arrêté et mis à mort. Et quand tout cela arrivera, tout le monde fuira. Où sera alors leur foi ?

Si Jésus leur parle ainsi c’est bien parce qu’il va ressusciter et que ses disciples retrouveront le chemin de la foi et du témoignage.

La dernière phrase de l’Evangile : « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi je suis vainqueur  du monde. »

Le monde n’est pas le paradis, et on le voit bien autour de nous, quand on regarde les infos…surtout en ce moment. La détresse fait bien partie de ce monde et, à nous seuls, nous ne pouvons pas la supprimer, nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes, bien des fois nous avons du mal à vivre les difficultés qui jalonnent notre vie.

Ce que Jésus nous dit aujourd’hui, c’est que nous ne sommes jamais seuls : Il est avec nous pour vivre avec nous, à chaque instant de notre vie. Pour nous aider sur notre chemin, pour nous apprendre aussi à aider les autres.  Il veut faire de nous de véritables témoins de son amour.

La foi n’est pas seulement celle que l’on chante dans nos fêtes religieuses, dans nos réunions de prières, dans nos rassemblements. La véritable foi est celle qui nous fait avancer avec Jésus alors même que les difficultés  nous assaillent.

Cette période particulière que nous avons vécue et que nous continuons à vivre, à pu permettre à certains de se recentrer sur l’essentiel,  de  profiter de leurs proches, de se rendre compte de l’essentiel : l’amour.

Même s’il est parfois difficile de le croire, essayons de ne jamais oublier que nous ne sommes jamais seul, et que Quelqu’un , qu’il soit sur terre, ou non, sera toujours là pour nous tendre la main.

Je vous souhaite une excellente journée.

*Myriam de Gemma est mère de famille, oblate passioniste à Tahiti. 

 

Mot du jour Stéphanie Datti, 

du Mouvement Salésien des Jeunes (MSJ)

 

 

 

Mot du jour