Joie, douceur, confiance, autorité, affection, prévention, les mots du jour du Don Bosco Tour (1)
25 avril 2026
Lundi 20 avril 2026, Le Don Bosco Tour s’est élancé du centre Don Bosco de Farnières, en Belgique. Au programme pour soixante jeunes et adultes de Don Bosco Tournai, Verviers et Liège, trois maisons salésiennes belges : 1026 km à parcourir à vélo jusqu’à Turin, six pays à traverser (Belgique, Luxembourg, Allemagne, France, Suisse, Italie). Une sacrée aventure ! Parmi les adultes, le père Luc Herpoel, salésien de Don Bosco, qui a écrit, pour chaque jour de course, un « mot du jour », tradition chère à Don Bosco. Voici ceux de la première semaine.
La joie
Sur la route, la joie, c’est comme une descente à 70 km/h : ça donne des frissons et ça fait du bien !
Don Bosco voulait que ses jeunes soient heureux, et Jésus comparait le Royaume de Dieu à une fête (Matthieu 22,2). La joie de Jésus n’est pas un sourire forcé, mais une lumière intérieure (Jean
15,11). Elle naît quand on partage, quand on crée, quand on vit pleinement l’instant présent.
Sur ton vélo, chante, ris, célèbre chaque kilomètre parcouru. La joie, c’est le carburant du groupe.
La douceur
Sur la route, une côte se monte plus facilement en douceur qu’en forçant (c’est mieux de mouliner que de forcer).
Don Bosco s’est entendu dire à 9 ans : « c’est par la douceur que tu gagneras les cœurs ».
Il appelait sa méthode la « pédagogie de la douceur ». Il refusait la violence, même face aux jeunes les plus difficiles. Comme Jésus, doux et humble de cœur, montrait que la vraie force, c’est de rester calme et bienveillant.
Un mot gentil ou un sourire en montée, c’est comme un vent favorable : ça pousse tout le monde vers le sommet.
La confiance
Sur la route, faire confiance, c’est comme rouler en peloton : on se fait confiance pour tenir la roue, éviter les trous et avancer ensemble.
Don Bosco croyait en ses jeunes, même les plus turbulents.
Jésus te fait confiance : Il t’a créé unique, avec des talents à découvrir. Comme le semeur de la parabole, Il croit en toi même quand tu doutes. Et toi, à qui peux-tu faire confiance aujourd’hui ?
Autorité et Sanction
Sur la route, une personne nous guide, il n’est pas là pour imposer, mais pour indiquer le chemin et encourager. Comme Don Bosco, qui voyait l’autorité comme un service d’amour, ou comme Jésus lavant les pieds de ses disciples (Jean 13,1-15), un bon guide montre l’exemple et rappelle les consignes pour que le groupe avance en sécurité. L’autorité n’est pas une contrainte, mais une lumière qui guide. Jésus, dans l’Évangile, nous montre que les règles ne sont pas là pour punir, mais pour protéger et faire grandir. Une sanction juste est comme un phare, elle rappelle le chemin quand on s’en éloigne.
L’affection
Aimer, c’est oser se montrer vulnérable. Jésus pleure devant la mort de Lazare : Il nous apprend que nos émotions sont précieuses.
Don Bosco savait que les jeunes avaient besoin d’affection pour grandir. Il jouait avec eux, riait, et créait des liens forts. Un rire, une tape dans le dos, ou un « selfie ensemble ». Ces petits gestes créent des liens plus forts que les kilomètres.
La prévention
Sur la route prévenir, c’est comme vérifier ses freins avant une descente : On évite les chutes.
Don Bosco anticipait les besoins des jeunes pour éviter les crises. Il organisait des activités pour canaliser leur énergie.
Jésus invite à construire une maison sur le roc. (Matthieu 7,24) : Il anticipe les tempêtes pour rester debout. Sur la route, prévoir de l’eau, une chambre à air de rechange, ou un mot pour désamorcer une tension, c’est de la sagesse en action.