Les chenilles

15 novembre 2013 à 5:47

Papi, le clown, est resté seul devant le théâtre où une salle comble vient de l’applaudir à tout rompre. Il en est heureux mais un peu triste tout de même car il sait que l’on reconnaît le personnage qu’il interprète, mais pas ce qu’il est au fond de lui-même. Voici qu’une chenille se promène sur son veston. « Quelle affreuse bestiole », s’exclame-t-il.

« Dis donc, lui dit la chenille offusquée, tu me méprises sans savoir qui je suis. Je ne suis chenille que pour un temps, mais je serai papillon longtemps. Je suis noire peut-être, mais au-dedans de moi tout est couleur et dentelle, mais pas toi. Bientôt une merveille de la nature jaillira de la chrysalide obscure et mes couleurs vaudront bien les tiennes. » Le clown en reste tout penaud !

Si l’on veut aimer les papillons, il faut aimer les chenilles. Dieu nous aime chenille pour nous faire devenir papillon.

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