Sainteté, la recette particulière de Don Bosco, pour aujourd’hui
30 octobre 2026
Récemment, un ami prêtre, qui n’est pas salésien, a visité le musée du Valdocco à Turin. Il est revenu avec cette conviction qu’il m’a partagée : « Les salésiens, c’est une machine à faire des saints ». Il a été touché par le nombre de saints qu’il y a dans notre famille salésienne, comme si nous avions une recette particulière…
En cette belle fête de la Toussaint, arrêtons-nous pour voir comment fonctionne cette « machine à faire des saints ».
Je voudrais simplement reprendre ces trois conseils que Don Bosco a laissés à Dominique Savio, ce jeune qu’il avait accueilli et qui lui avait écrit un jour ce petit billet : « Aidez-moi à devenir un saint. »
1) La joie : ce qui te trouble et t’enlève la paix ne vient pas du Seigneur.
2) Bien faire ce qu’on doit faire, en étant attentif à l’école, en étudiant bien (en faisant correctement son travail pour les plus âgés), en priant régulièrement et en y mettant son cœur.
3) Faire du bien aux autres, même si ça nous coûte…
Certains d’entre vous étaient au stade de France il y a un mois, d’autres ont regardé la veillée à la télé. Le pape Léon a dit aux jeunes rassemblés : « Vous êtes les saints de France » (je crois que ca vaut aussi pour les Belges !). En disant cela, il a exprimé que la sainteté n’est pas quelque chose du passé, quelque chose de dépassé : saint François d’Assise il y a 800 ans, sainte Thérèse d’Avila au XVIe siècle ou Don Bosco et Marie-Dominique au XIXe.
La sainteté n’est pas non plus quelque chose du futur : un jour, peut-être, pour les plus parfaits d’entre nous, mais il faut tout de même qu’on soit morts ! En nous disant : vous êtes les saints de France, il a parlé au présent. C’est pour aujourd’hui. Et ce chemin de bonheur est à chercher ensemble : Don Bosco a aidé Dominique Savio à devenir saint, mais Dominique a aussi conduit don Bosco à le devenir.
Chaque matin, nous, les sœurs, nous demandons à Marie de nous aider à marcher avec les jeunes sur le chemin de la sainteté. Au début, je me disais qu’il fallait aider les jeunes à devenir des saints. De plus en plus, je me rends compte que c’est le contraire qui arrive : je me laisse transformer par eux et cherche à prendre exemple sur eux. Si nous nous laissons toucher par ce qui est beau et bon dans les autres, petits ou grands, que nous côtoyons au quotidien, et que nous laissons Dieu agir dans notre vie, nous arriverons à ce bonheur qu’il nous promet.
Sœur Céline BAUMET
Salésienne de Don Bosco
(mot du soir prononcé durant
le Week-end Don Bosco Jeunes et Familles 2026)