« Tu ne peux me suivre pour l’instant

11 avril 2014 à 2:01

« Les vacances que je passais, enfant, avec toi, avaient le goût de la vraie vie. Dès quatre heures du matin, un café avalé, tu partais pêcher à bord de ton vieux chalutier. Souvent, je te demandais de m’emmener avec toi. Souriant, tu me posais la main sur l’épaule et tu me regardais comme si tu disais : « Tu es encore trop jeune pour venir avec moi. Mais un jour viendras… » Puis tu t’en allais. Des années plus tard, un beau matin, tu ne t’es plus levé et la cafetière s’est tue : tu étais parti pêcher dans une autre mer.

 

Etendu, tu souriais toujours, comme si tu me disais, malicieusement : « Tu es encore trop jeune pour venir avec moi. Mais un jour viendras… » En effet, un jour viendra. Je sais qu’il aura le goût de la vraie vie… »

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