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Jean Bosco est né en 1815 près de Turin. Issu d'une modeste famille paysanne, il perd son père très tôt. Élevé par sa mère, Maman Marguerite, il se sent appelé, tout jeune, à consacrer sa vie aux enfants et aux adolescents. Pour y parvenir il doit étudier dans des conditions difficiles. Il devient prêtre en 1841 et découvre la misère des jeunes dans les faubourgs de Turin. Il parvient à rassembler nombre d'entre eux et fonde son premier Oratoire dans le quartier du Valdocco, à la fois lieu de loisirs et d'évangélisation, école professionnelle et secondaire. Ensemble ils vivent une démarche éducative originale basée sur la confiance, une bienveillance réciproque, qualifiée par Don Bosco de « préventive ».

Don Bosco, à l'origine d'un "système" éducatif appelé "préventif"

Don Bosco suscite parmi les jeunes dont il a la charge des responsables qui s'enthousiasment pour sa pédagogie. En 1859, avec dix-sept d'entre eux, ils créent la Société des Salésiens, constituée de religieux prêtres et laïcs. Don Bosco les appelle ainsi en souvenir de Saint François de Sales dont il admirait la bonté et l'intelligence. Il ouvre avec eux, à ses frais, à Turin, l'Oratoire Saint-François-de-Sales, une sorte de foyer dont les activités vont sans cesse s'élargir : cours du soir en 1844, un foyer d'apprentis en 1847, une école secondaire et des camps de vacances en 1848 et une collection de revues catholiques dont le tirage atteignit 18 000 copies, chiffre énorme pour l'époque.

Son système éducatif appelé "préventif" développe l'idée, alors assez neuve, que l'éducation professionnelle permet de donner des repères sociaux aux jeunes qui les ont perdus. Une autre intuition de Don Bosco est de réhabiliter l'affectivité dans la relation éducative (amorevolezza en italien), à une époque, les Lumières, où la tendance était de tout rationaliser. Partant du principe qu'il y a de l'affectif dans chaque relation, y compris d'autorité, il propose d'apprendre à la gérer plutôt que la nier. Enfin, Don Bosco développe une approche globale de l'éducation et appuie son "système"éducatif sur un tryptique : la paroisse, l'école, la famille.

Don Bosco, fondateur de la famille salésienne

Don Bosco crée en 1872 une branche féminine de son œuvre, les Filles de Marie Auxiliatrice. En 1876, il qualifie de coopérateurs, coopératrices ceux et celles qui souhaitent s'associer à une œuvre au service des jeunes. Il s'emploie à créer également des Associations d'Anciennes et d'Anciens, ayant fréquenté ses maisons. Son but : leur faire partager sa mission d'éducation dans les divers contextes qui sont les leurs. D'autres initiatives de fondation verront le jour. Ainsi en 1917 sont accueillies dans la Famille Salésienne les Volontaires de Don Bosco, regroupées en un Institut séculier.

Don Bosco, aujourd'hui

Don Bosco est déclaré saint en 1934. Jean-Paul II le proclame « Père et maître de la jeunesse » en 1988. Aujourd'hui, les Salésiens sont plus de 15000 dans 138 pays et les Salésiennes de Don Bosco, 14000 dans 93 nations. Dans des écoles, des centres de jeunes, des paroisses, des établissements d'action sociale...  la mission salésienne se poursuit.

Pour aller plus loin 

Le livre de Jean-Marie Petitclerc, La pédagogie de Don Bosco en douze mots-clés

La présentation de la famille salésienne, ses branches, ses missions 

Ressources historiques et sur la vocation des salésiens : www.salesien.com

Mot du jour

Sibérie, au temps du goulag. Il y avait près du camp un bosquet plein d’oiseaux. De nombreux rossignols. Un jour, les autorités ont ordonné de raser tous les arbres. Les gardes s’étaient aperçus qu’au printemps, dès que les chants reprenaient, le nombre d’évasions augmentait. Le chant des oiseaux était un appel de la liberté, les prisonniers se sentaient pousser des ailes. Sous Khrouchtchev, on a fermé le camp. Les arbres ont repoussé, les oiseaux sont revenus. Pour les habitants restés là, prisonniers des solitudes enneigées, les rossignols invitent à vivre.

La pédagogie préventive de Don Bosco commence par reboiser l’âme humaine afin d’attirer les rossignols. Alors, par leurs chants, les jeunes goûtent à la liberté des citoyens du monde et des fils de Dieu.

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