Se mettre en chemin avec Dieu | Dimanche des Rameaux

23 mars 2024

Se mettre en chemin avec Dieu | Dimanche des Rameaux

Photo : Magda Ehlers

 

« Ils amenèrent le petit âne à Jésus,
le couvrirent de leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »

— Marc 11, 7-10

 

Dans une semaine, nous fêterons Pâques ! Voilà la grande et sainte semaine qui commence !

Quelle aventure, celle que nous commençons aujourd’hui avec le dimanche des Rameaux ! Aujourd’hui, je voudrais rendre hommage à mon ami l’âne qui passe souvent inaperçu dans cet Évangile de l’entrée de Jésus Christ à Jérusalem.
Dans notre langage courant, dire de quelqu’un qu’il est un âne, ce n’est pas souvent très élogieux ! Et pourtant, pour l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l’âne joue un rôle fondamental… il est répété trois fois dans l’histoire ! Alors, en ce dimanche des Rameaux, deux petites réflexions avec mon ami l’âne :

Ne sommes-nous pas un peu comme cet âne dans ce que nous traversons aujourd’hui avec tous ces conflits armés, toutes ces crises climatiques et sociales ? Nous nous sentons tellement inutiles pour apporter la moindre petite aide, incompétents pour réagir de la bonne manière et dire des choses intelligentes, impuissants face à tous ces défis… Accueillons la même parole que Jésus adresse à l’âne :« J’ai besoin de toi ! » Et laissons-nous surprendre, laissons Jésus nous détacher de notre immobilisme pour nous mettre en chemin avec Lui dans cette grande semaine. Acceptons, comme l’âne, de porter Dieu … jusqu’au moment de se rendre compte que ce n’est plus moi qui porte Dieu, mais que c’est Dieu qui me porte.

Celui qui porte le bonnet d’âne au fond de la classe, en général ce n’est pas celui qui a toutes les faveurs du professeur. Puissions-nous porter un regard positif sur tous les ânes que nous avons trop souvent immobilisés comme tels dans nos préjugés. Puissions-nous les réintégrer à leur juste place, qu’ils puissent nous entendre dire aussi, comme Don Bosco disait à chacun des jeunes qu’il accompagnait : « J’ai besoin de toi ».

Ne sont-ils pas d’ailleurs les premiers que Dieu porte dans son cœur ? Et si nous avancions comme un âne pour bien vivre cette semaine ? Alors, oui, cette semaine sera sainte, car nous accueillerons le Ressuscité en chaque personne, en chaque jeune rencontré !

 

Père Xavier ERNST
Salésien de Don Bosco
Communauté Saint-Jean-Bosco de Paris

Mot du jour