Toujours en route, jamais déracinée

27 mai 2020 à 5:30

Bonjour à tous,

J’ai fait une rencontre surprenante lors d’une balade à la mer il n’y a pas longtemps, que j’aimerai vous partager.

Un escargot de mer ! Je suis restée un bon moment à l’observer, impressionnée par sa manière de se mouvoir et d’avancer, alors que ses antennes sont à peine sorties. Il se déplaçait donc à l’aveuglette, à travers les rochers et autres mollusques, parfois même à contre-courant, avec cette grosse coquille sur son dos.

Dans le contexte actuel, nous ne sommes pas si différents des escargots : notre maison n’est jamais très loin, on peut avoir l’impression d’être au ralenti, freiné par toutes ces nouvelles précautions à prendre. Face à ce manque de visibilité sur notre avenir, face à cette incertitude, on avance à tatillon. Nous pouvons aussi nous enfermer dans notre coquille, certes protégés, mais coupés des autres, méfiants et saisis par la peur.

Vous me direz que ce n’est pas très flatteur que de nous comparer à cette petite chose. Pourtant, il me semble que ce petit être nous montre l’exemple : celui d’être « Toujours en route, jamais déracinée » !
Cette phrase est le fil conducteur de l’année 2020 proposé par frère Aloïs de Taizé, proposition qu’il a adressée à nous les jeunes à l’occasion de la rencontre européenne en Pologne début d’année.
« Toujours en route, jamais déracinée »
En entendant ceci, cela m’évoquait notre société toujours en mouvement, à vagabonder de ville en ville, de pays en pays, mais qui en perd ses racines. Mais en vue des circonstances, la question inverse se pose : comment ne pas prendre racine, quand on est toujours chez soi, devant son ordinateur par exemple ? Comment ne pas rester figé par la peur, la peur de cette ennemie invisible, la peur de l’autre ? Comment continuer sa route avec ce que nous venons de vivre, avec cet inconnu, ce flou devant nous ?

Il s’agirait peut-être de nous déplacer à la manière de notre escargot. Saviez-vous que les escargots ne pouvaient se déplacer que vers l’avant, qu’ils ne savent pas faire marche arrière ?  De la même façon nous devons nous mettre en route, petits pas par petits pas, nous ouvrir ! Le monde nous attend.
Avancer, et développer un autre sens que la vue pour s’orienter : il suffit de sortir nos antennes, celles sensibles à la voix de Dieu. Il n’est jamais bien loin, et nous aide à trouver le chemin. Alors n’ayons pas peur d’avancer même si ce sont des petits pas. Il est là et nous accompagne.

Belle journée !

 

Gwenaëlle MARTIN

du Mouvement Salésien des Jeunes (MSJ)

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