Renaissance

9 avril 2018

Pour pas mal de jeunes, le passage mort résurrection de Jésus est un peu rapide. 3 jours !

3 jours que l’on fête en une nuit ! Il leur faut plus de temps pour digérer la rupture avec une copine, l’échec d’une épreuve scolaire ou sportive, la séparation dans la vie familiale…

Ces moments de rupture, de petites morts peuvent générer une angoisse mais être aussi le lieu d’une renaissance intérieure.

Renaissance en prenant conscience de ce qui résiste, ce qui est plus solide que le bouleversement. C’est une source d’émerveillement de soi, pour soi.
Renaissance aussi par la prise de conscience qu’on ne peut se recevoir que d’un autre.

L’autre qui est une main tendue, depuis l’autre rive. L’autre comme promesse d’une vie possible, autrement.

Je pense que le Valdocco de Turin avait ainsi une dimension « pascale ». L’institution prenait au sérieux les ruptures des jeunes, mais leur permettait de découvrir ce qui les rendait plus fort et leur ouvrait une possibilité d’avenir.

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